‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 126 sur 356 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

194 LE MARIAGE DE nCARO.

FAKCHETTE.

• Ce n'est pas lui que je cherche, car je sais fort bien où il est; c'est ma cousine Susanne.

fIGARO.

£t que lui veut ma petite coUsine ?

FANCHEITE.

A vous, petit cousiû, je le dirai. — C'est.... ce n'est qu'une épingle que je veux lui remettre. .

FIGARO Tivement.

Une épingle! une épingle!... et de quelle part, coquine ? A votre âge vous faites d^à un met.... (il se reprend, et dit d'uD toD doux.) Yôus faites déjà très-bien tout ce que vous entreprenez, Fanchette ; et ma jolie cousine est si obligeante....

FANCHETTE

A qui donc en a-t-il de se fâcher ? Je m'en vais.

FIGARO l'arrêtant.

Non, non, je badine; tiens, ta petite épingle est celle que monseigneur t'a dit de remettre à Susanne, et qui servait à cacheter un petit papier qu'il tenait ; tu vois que je suis au fait.

FANCHETTE

Pourquoi donc le demander qiiand vous le savez si bien ?

FIGARO cherchaiit.

C'est qu'il est assez gai de savoir comment monseigneur s'y est pris pour t'en donner la commission.

FANCHETTE naïvement.

Pas autrement que vous le dites : Tiens ^petite Fanchette, rends cette épingle à ta belle cousine , et dis-

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