‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 140 sur 356 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

FIGARO, i£ COMTE, la COMIESSE, SUSANTfE.

FIGABO s'approche.

Je vais....

LE COMTE croyant parler au page.

Puisque vous ne redoublez pas le baiser...

(n croit lut donner on soufflet.) FIGARO qui est à portée , le reçoit.

Ah!

LE COMTE

.... Voilà toujours le premier payé.

FIGARO à part , 8*éloigne en se frottant hi joue.

Tout n'est pas gain non plus eu écoutant.

SUSANNE riant tout haut de Fautre côté.

Ah ah ah ah!

LE COMTE à k comtesse , qu*il prend pour Susanne.

Entend -on quelque chose à ce page! il reçoit le n. i4

aïo LE MARIAGE DE FIGARO.

plus rude soufflet, et s'enfuit eu éclatant de rire!

FIGARO à part.

S'il s'affligeait de celui-ci !...

Comment ! je ne pourrai faire uti pas!... (a la comtesse.) mais laissons cette bizarrerie ; elle empoisonnerait le plaisir que j'ai de te trouver dans cette salle.

liA COMTESSE imitant le parler de Sueanàe.

L'espréiez-Yous f .

LE COMTE

Après ton ingénieux billet! (il hiî prend U mak.) Tu trembles?

LA <X)MTESSE.

J'ai eu peur.

LE COMTE

Ce û'efit pas pour te priver du baiser que je l'ai pris.

(Il la baise au frout.) LA COMTESSE.

Des libertés !

Coquine !

FIGARO à part.

SUSANJVE à part.

Charmante !

* LE COMTE prenant la main de sa femme.

Mais quelle peau fine et douce ^ et qu'il s'en faut que la comtesse ait la main aussi belle!

LA COMTESSE à part.

Oh ! la prévention !

LE COMTE

A-t-elle ce bras ferme et rondelet ? ces joKs doigts pleins de grâce et d'espièglerie ?

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