‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 206 sur 356 · LÉON , LA COMTESSE , FLORESTINE · texte numérisé non relu

LÉON , LA COMTESSE , FLORESTINE

BÉGEARSS

LEON avec chagrin.

Mon père s'en va quand j'arrive! il m'a traité ayec une rigueur!...

LA COMTES31P séTèrei](iei^t.

Mon fils, quel discours tenez-vous? dois-je me. voir toujours froissée par l'injustice de chacun ? Votre père 4 beçoin d'écrire à la personne qui échange ses terres.

FLORESTINE gaiement.

Vous regrettez votre papa? nous aussi nous le regrettons. Cependant , comme il sait que c'est aujourd'hui votre fête , il m'a chargée , monsieur , de vous pré-^

sénter ce bouquet. (Elle lui fait une grand» révérence.)

28a LA MÈRE COUPABLE.

LJÉOXV pendant qu'elle Tajuste à sa boutonnière.

Il n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendît ses

boutes aussi chères.... (Iirembrasse.)

FLOBESTINE se débatUut.

Voyez y madame, si on peut jamais badiner avec lui, sans qu'il abuse au même instant..».

L\ COMTESSE souriant.

Mon enfant y le jour de sa féte^ on peut lui passer quelque chose.

FLORESTINE baissant les yeux.

Pour l'en punir , madame, faites-lui lire le discours qui fut, dit-on y tant applaudi hier à l'assemblée.

LÉON

Si maman juge que j'ai tort, j'irai chercher ma pénitence. • •

FLORESTINE

Ah ! madame , or<donnez-le-lui.

LÀ COMTESSE

Apportez - nous , mon fils, votre discoui*s : moi, je vais prendre quelque ouvrage pour l'écouter avec plu» d'attention.

FLORESTINE gaiement.

Obstiné ! c'est bien fait ; et je Féntendrai malgré vous, '''

LÉON tendrement.

Malgré moi, quand vous l'ordonnez? Ah! Florestiue , j'en défie !

(La comtesse et LéQO sortent chacun de leur coté.)

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