SCÈNE I
LA COMTESSE, SUSANNK
Je n'ai pu rien tirer de cette enfant. — Ce sont des pleurs y des étouffemens!... Elle se croit des torts envers moi^ m'a demandé cent fois pardon; elle veut aller au couvent. Si je rapproche tout ceci de sa conduite envers mon fils , je présume qu'elle se reproche d'avoir écouté son amour, entretenu ses espérances, ne se croyant pas un parti assez considérable pour lui! — Charmante délicatesse ! excès d'une aimable vertu ! monsieur Bégearss apparemment lui en a touché quelques mots qui l'auront amenée à s'affliger sur elle! car c'est un homme si scrupuleux et si délicat sur Fhonneur, qu'il s'exagère quelquefois , et se fait des fantômes oîi. les autres ne voient rien.
SUSANNE
J'ignore d'où provient le mal ; mais il se passe ici deschoses bien étranges ! Quelque démon y souffle un feu secret. Notre maître est sombre à périr ; il nous éloigne