ACTE I, SCEÎ*E II
A l'instant même encore un important serviœ....
ATAR
Ah ! combien je l!ai regretté !
Son orgueilleuse humilité j
Ijb respect d'un peuple hc^bété.
Sou air, jusqu'à son nom.,. Cet homme est mou supplice. Où trouve- t-il y dis- moi , cette félicité? Est-ce dans le travail , ou dans la pauvreté ?
CALPIGI.
Dans son devoir. U sert avec simplicité
Le ciel y les malheureux , la patrie et son maître.
ATAR
Lui ? c'est un humble fastueux Dont l'orgueil est de le paraître :
L'honneur d'être cru vertueux Lui tient lieu du bonheur de l'être :
Jl n'a jamais trompé mes yeux.
CÂLPidi.
Vous tromper, lui, Tarare!
ATàR.
Ici la loi des Brames Permet à tous un grand nombre de femmes ; Il nien a qu'une, et s'en croit plus heureux. Mais nous l'aurons cet objet de ses vœux ; En la perdant, il gémii-a peut-être.
CALPifel.
U en mourra !
ATAR
Tant mieux. Oui, le fils dit grand-prêtre, Âltamort a reçu mon ordre cette nuit. Il vole à la rive opposée,
Avec sa troupe déguisée :
En son absence il va dévaster son réduit.
Il ravira surtout son Astasie , Ce miracle, dit-on, des beautés de l'Asie.
CALPIGI.
Eh ! quel est dcmc son crime , hélas !
ATAR
D'être heureux, Calpigi, quand son roi ne l'est pas. De faire partout ses conquêtes Des coeurs que j^avais autrefois....
CALPIGI.
Ah ! pour tourner toutes les têtes ,.
Il faut si peu de chose aux roisl
ATAR
D'avoir, par un manège habile,.
Entraîné le peuple imbécile.
CALPIGI.
Il est vrai, son nom adoré, Dans la bouche de tout le monde - Est un proverbe révéré.
Parle-t-oof des fureurs de l'onde • Ou du fléau le plus fatal; Tarare! est l'écho général:
Comme si ce nom secourable Éloignait, rendait incroyable Le mal, hélas! le plus certain....
ATAR en eolère.
Finiras^tu , méprisable chrétien ?
Eunuque vil et détestable :
La mort devrait....