‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 293 sur 356 · ACTE I, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE V

Doit régner sur le plus puissant.

(Oo la dévoile.)

Que tout s'abaisse devant elle.

(On se prosteroe.) ASTàSlE.

O sort affreux, dont Thorreur me poursuit ! Du sein d'une profonde .nuit^ , Quelle clarté triste et nouvelle !

Où suis-je? Tout mon corps chancelle.

SPINETTE

Dans le palais d'Atar.

ATAA.

Calpigiy qu'elle est belle!

4STASIE a^Jevaikt. .:.

Dans le paflais d'Alar! Abl. .quelle indighité!

, ATAA Vapucoc^e.

D'Atar qui VouiS adone^

ASTASI£.

. Et c'est k récompense, O Qion époux, de. ta fidélité! .

i, ATAR* :

Mes bienfaits laveront cette lég^e offense.

. ASTASIB»

Quoi, cruel ! par cet attentat, Vous payez laJbi d'unaoUat ' Qui vous a conservé. Ja vie !, Vous lui ravissez Astasiiel

(Levant [eâiyélit au ciel.)

Grand Dieu ! ton. pouvoir» infîéi Laissera-t-il donc impuni Ce crime atroce d'un parjure,

4oo TARARE.

Et la plus odieuse injure !

O Brama ! Dieu vengeur !...

(EHe 8*évaiKMiit Des femmes la soutieonent. On l'assied.)

OALPIGI.

Quel effrayant transport !

UN ESCLAVE accourant.

Le voile de la mort a couvert sa paupière.

ATAR tire son poignard.

Quoi ! malheureux ! tu m'annonces sa mort ! Meurs, toi-même.

( n le poignarde.) * (Courant ycts Astasie.)

Et vous tous , rendez à la lumière ' L'objet de mon funeste amour.

A sa douleur tremblez qu'il ne succombe ; Répondez-moi de son retour, Ou je lui fais de tous une horrible hécatombe.

ASTASIE 9 revenant à elle, aperçoit Vesciave renversé qu'on enlève.

Dieux ! quel spectacle a glacé mes esprits !

ATAR

Je suis heureux , vous êtes ranimée.

Un lâche esclave par ses cris

ATalarmait sur ma bien^-aimée ; De son vil sang la terre est arrosée :

Un coup de poignard est le prix

De la frayeur qu'il m'a causée.

ASTASIE joignant les mains.

O Tarare ! ô Brama ! Brama !

(Elle retombe, on l'assied.) ATAR.

Dans le sérail qu'on la transporte :

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