‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 313 sur 356 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

Au galop à peine le suit.

Son aspect est farouche et sombre Comme les spectres de la nuit.

D'un œil ardent mesurant l'adversaire :

Du vaincu décidons le sort.

Ma loi y dit Tarare , est la mort.

L'un Éur l'autre à l'instant fond comme le tonnerre. Altamort pare le premier.

Un coup afireux de cimeterre Fait voler au loin son cimier.

L'acier étincelle, Le casque est brisé, Un noir sang ruisselle* Dieux ! je suis blessé.

Plus furieux que la tempête , A plomb sur la tête, Le coup est rendu, Ije bras tendu, Tarare Pare....

Et tient en l'air le trépas suspendu.

ATAlR.

Je vois qu'Altamort est perdu.

uRSOir.

Aveuglé par le sang , il s'agite , il chancelle. Tarare, courbé sur la selle, Pique en avant. Son fier coursier, Sentant l'aiguillon qui le perce, S'élance, et du poitrail renverse Et le cheval et le guerrier.

T^i^are à l'instant saute à terre;

Courl à rennemi terrassé.

Chacun frémit , le cœur glacé. .

Du terrible droit de la guerre....

O d'un noble ennemi saint et sublime effort !

ATAA en colère.

Achève donc.

Ne crains rien, supeiise Altamort :

Entre nous la guerre est finie.

Si le droit de donner la mort Est celui d'accorder la vie.

Je te la laisse de grand coeur.

Pleure long-temps ta perfidie.

ATAR

Sa perfidie ? .

URSOBT.

Il s'en éloigne avec douleurr

ATAR furieux.

Il est instruit.

URSON.

Inutile ei vaiai^. faveur !

Celui dont les armes trop sûres Ne fii*eut jamais deux blessures ^ A peine , hélas ! se retirait , Que son adversaire expirait.

ATAR

Partout il a ;dQnc. l'avaatage !

Ah ! mon cœur en frémit de rage 1 Quand par le combat Altamort Voulut hier régler leur sort , IJrson , je sentais bien d'avance

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