ACTE m, SCENE IV
jCALPIGI à part, d*un ton sombre.
J'y veux mêler un nom qui nous rendra la nuit.
( Il prend une mandoUne, et chante sur le ton de la Barcariole.)
( T^ danae figurée oeue; toiu les danseurs et danseuses se prennent par la main pour danser le refrain de sa chanson. )
GALPIGI.
Premier couplet.
Je suis né natif de Ferrare ;
Là, par les soins d'un père avare ,
Mon chant s'étant fort embelli ;
Ahi ! povero Calpigi !
Je passai du Conservatoire
Premier chanteur à l'Oratoire
Du souverain di Napoli :
Ah ] bravo , caro Calpigi !
LE GHCEUR répète le dernier vers.
(On danse la ritournelle.)
( A la fin de chaque couplet, Calpigi se retourne , et regarde avec inquiétude du c6té par où il craint que Tarare n*arrive. )
Deuxièmé^ouplet .
La plus célèbre cantatrice.
De moi fit bientôt par caprice Un simulacre de mari ; Ahi ! povero Calpigi !
Mes fureurs, ni mes jalousies, N'arrêtant point ses fantaisies , J'étais chez moi comme un zéro :
Ahi ! Calpigi povero !
LE CHOEUR répète le dernier vers.
( On danse la ritoumeUe.)
43o TARARE.
Troisième couplet.
Je résolus y pour m'en défaire, De la vendre à certain corsaire, Exprès passé de Tripoli ; Ah! bravo, caro Calpigi !
Le jour venu, mon trailre d'homme.
Au heu de me compter la somme , M'enchaîne au pied de leur châlit :
Ahi ! povero Calpigi !
LE CHOBDR répète le denlier ven.
( Od danse la ritournelleO
Quatrième coupiet, ^
Le forban en fit sa maîtresse ; De moi, l'argus de sa sagesse :
Et j'étais là tout comme ici :
Ahi ! povero Calpigi ! '*
(Spmette, en cet endroit, fût un grand éclat de rire.)
ATAR
Qù'avez-vous à rire Spinette ?
CAVIGI.
Vous voyez ma fausse coquette.
ATAR
Dit-il vrai ?
SPIITETTE.
^ Signor , è vero.
CALPIGI achèye Tair.
Ahi ! Calpigi povero !
LE GHGEUR répète le dernier vers.
( On danse b ritournelle.)
(Ici 1 on voit dans le fond Tarare descendre par une échelle de soie; Calpigi Taperait.)