‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 330 sur 356 · ACTE in, scaENE V · texte numérisé non relu

ACTE in, scaENE V

Soudain a fait sonner Falarme :

J'avais ce poignard pour toute arme.

Deux cents rameurs partait du même lieu : On m'enveloppe, on se croise, on rappelle :

J'étais pris !... D'un grajdd coup d'épieu,

Je m'abîme avec ma nacelle,

Et me frayant sous les vaisseaux

Une route nouvelle et sûre,

J'arrive à terre entre les eaux , ,

Dérobé par la nuit obscure.

J'entends la cloche du beffroi.

L'appel bruyant de la trompette,

Que le fond du golfe répète ,

Augmente le trouble et refïroi.

On court , on crie atix sentinelles :

Arrête ! arrête ! On fond sur moi :

Mais, s'ils couraient, j'avais des ailes.

J'atteins le mur comme un éclair.

On cherche au pied ; j'étais dans l'air ,

Sur l'échelle souple et tendue

Que ton zèle avait suspendue.

Je suis sauvé, grâce à ton cœur :

Et pour payer tant de faveur,

O douleur! ô crime exécrable!

Trompé par une aveugle erreur,

Tallais, d'une main misérable.

Assassiner mon bienfaiteur !

Pardonne, ami, ce crime involontaire,

CALPIGÏ.

O mon héros ! que me dois-tu ?

Sans force, hélas! sans caractère,

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Le faible Calpigi y de touft le» venls battu ,

Serait moim que rien sur la terre , S'il n'était pas épris de ta mâle vertu ! Ne perdons point un instant salutaire : Au sérail , là tranquillité

Renaît avec l'obscurité.

(U praid un pt^iet daiif unt tnuÇle d^arbre , «I dû : )

Sous cet habit d'un noir esclave Cachons des guerriers le plus brave.

D'homme éloquent^ deviens un vil muet.

( u rhabille en muet.)

Que mon héros surtout jamais n'oublie Que sous ce masque un mol est un forfait,

( Il lui met un masque noir.)

Et qu'en ce lieu de jaloifôie Le moindre est payé de la vie.

( Ils s'avaâoeBl vé^ TapiMrtement d* Astasie.)

Tout est ici dans un repos parfait.

( Ici C^^gi 9'aFrètfr vfw effroi.)

N'avançons pais ! j'aperçois la simarre, Les brodequins de l'empecew.

TARAÎUE: égaré» crint :

Atar chez elle î Ah ! malheureiii^ Tarare !

Rien ne retiendra ma fureur.

Rrama! Rrama!

CALPIGI kli fhn»»Bl la boiKbci

Renferme donc ta peine !

TARARE criaiàt pbié fort.

Brama ! Brama !

( Il tomiïe sur le sein de Calpigi.)^ CALPIGI.

Notre mort est certaine.

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