‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 355 sur 356 · LE GIÉNIÊ DU FEU · texte numérisé non relu

LE GIÉNIÊ DU FEU

Nature ! quel exemple imposant et funeste ! Le soldat monte au trône, et le tyran est mort !

LA NATURE

Les dieux ont fait leur premier sort. Leur caractère a fait le reste.

( Le tonnerre recommence. Les nuages s'élèvent On voit dans le fond toute la uatiou à genoux , son roi à la tète. )

CHOEUR GÉirÉRAL très-éloîgné.

De ce grand bruit, de cet éclat, O ciel ! apprends-nous le mystère !

LA ITATURE et LE GÉITIE DU FEU majestueusement.

Mortel, qui que tu sois, prince. Brame ou soldat. Homme ! ta grandeur sur la terre N'appartient point à ton ëtat ; Elle est toute à ton caractère.

(A mesure que la Nature et le Génie prononcent les vers ci-dessus, ils se peignent en caractères de feu dans les nuages. Les trompettes sonnent ; le tonnerre reprend ; les nuages les couvrent ; ils disparaissent. La toile tombe. )

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