‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 51 sur 356 · LE COMTE , LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LE COMTE , LA COMTESSE

LE COMTE d'un ton un peu sévère.

Vous n'êtes pas dans Tusage de vous enfermer !

LA COMTESSE troublée.

Je.... je chiffonnais.... oui , je chiffonnais avec Susanne ; elle est passée un moment chez elle.

LE COMTE Texamine.

Vous avez l'air et le ton bien altërës.

LA COMTESSE

Cela n^est pas étonnant.... pas étonnant du tout... je vous assure...* nous parlions de vous.... elle est passée , comme je vous dis.

LE COMTE

Vous parliez de moi !... Je suis ramené par Finquié-

loo LE MARIAGE DE FIGARO.

tude; en montant à cheval , un billet qu'on m'a remis, mais auquel je n'ajoute aucune foi , m'a.... pourtant agité.

G)mment, monsieur?... quel billet?

LE COMTE

Il faut avouer y madame, que vous ou lïioi solhmes entourés d'êtres.... bien méchans ! On me donne avis que, dans la journée, quelqu'un que je crois absent doit chercher à vous entretenir.

LA COMTESSE

Quel que soit cet audacieux, il faudra qu'il {>énètit^ ici ; car mon projet est de ne pas quitter ma chambré de tout le jour.

LE COMtE.

Ce soir pour la noce de Susanne ?

LA COMTESSE

Pour rien au monde; je suis très-incommodée.

LE COMTE

Heureusement le docteur est ici.

(Le page fait tomber une chaise dans le cabinet.)

Quel bruit entends-je? .

LA COMTESSE plus troublée.

Du bruit?

LE COMTE

On a fait tomber un meublé.

LA COMTESSE

Je.... je n'ai rien entendu, pour moi.

Il faut que vous soyez furieusement préoccupée.

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