‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 6 sur 356 · FIGARO, SUSANNE · texte numérisé non relu

FIGARO, SUSANNE

FIGARO

Dix-NEQV pieds sur vingNsix.

SUSANNE

Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau : le trouvestu mieux ainsi ?

FIGARO lui prend lea mains.

Sans comparaison, ma charmante. Oh! que ce joli bouquet virginal, ëlevé sur la tête d'une belle fille, est doux , le matin des noces , à l'œil amoureux d'un époux L..

St^SAKIdS aere|it«.

Que mesiires-^tu donc là, mon fils ?

FfGARO.

Je regarde, ma petite Sienne, si ce beau lit cpie monseigneur nous donne aura bcttme grâce ici.

48 LE MARUGE DE FIGAEO.

SUSAJTNE.

Dans cette chambre?

FIGARO

Il nous la cède.

SUSAWWE.

Et moi , je n'en veux point.

FIGARO

Pourquoi ?

SUSAirWE.

Je n'en veux point.

FIGARO

Mais encore?

SUSANWE.

Elle me déplaît.

On dit une raison.

SUSANHIE.

Si je n'en veux pas dire? v

FIGARO

Oh! quand elles sont sûres de nous!

SUSAiriCE.

Prouver que j'ai raison , serait accorder que je puis avoir tort. Es-tu mon serviteur ou non ?

FIGARO

Tu prends de l'humeur contre la chambre du château la plus commode, et qui tient le milieu des deux appai^ temens. La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté; zeste, en deux pas tu es chez elle. Monseigneur veut-il quelque chose? il n'a qu'à tinter du sien; crac, en trois sauts, me voilà rendu.

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