‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 243 sur 285 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

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Voici comment se fait la première couleur dont on se sert pour colorier les dorures faibles :

On prend en égales portions et on mêle ensemble du soufre et du tartre bien broyés, auxquels on ajoute du sel et du safran pilé, dont la quantité est déterminée par la moitié de l'un des deux premiers ingrédients. — Apres cela on nettoie et on gratte-boësse soigneusement la dorure, comme nous l'avons dit; — puis, avec de l'urine d'enfant encore chaude et une vergette en soies de porc, on enlève tous les corps gras ou sales qui auraient pu s'attacher à la dorure. — On remplit ensuite un chaudron en cuivre ou un vase en terre d'eau, que l'on fait bouillir et dans laquelle on jette le mélange de soufre, de tartre, de sel et de safran dont nous avons parlé plus haut — Quand on a bien remué et délayé dans l'eau cette composition, on trempe dedans , suspendu à une corde asseï forte pour le soutenir, l'ouvrage que l'on veut colorier, et on l'y laisse pendant un espace de temps équivalent à celui qu'il faudrait pour faire quatre pas en avant et en arrière. On le met ensuite dans de l'eau fraîche et claire. — On le laisse dans l'eau bouillante plus ou moins de temps, suivant le plus ou moins de couleur que l'on veut lui donner. On

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notera toutefois que, si on l'y laissait trop longtemps, il deviendrait noir, et que la dorure se gâterait — Cette do-' rare est la plus faible que Ton fasse, et la couleur ne peut servir qu'une fois.

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