‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 245 sur 285 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

O'iim cootair pour In dorom abootUmment rhirgta d'or, — rt d« >• c à dorer.

Après avoir gratte-boëssé une pièce d'orfèvrerie, comme nous l'avons dit plus haut, on la dore, puis on la ressuie avec adresse. On peut même ne pas la ressuyer complètement et se borner à faire en sorte qu'elle reste sans mercure. — Après cela on la gratte-boësse de nouveau et on la chauffe sur un feu de braise, jusqu'à ce qu'elle arrive à fondre aisément une certaine cire dont on l'enduit et que tout à l'heure nous enseignerons à faire. .

Lorsque cette cire est étendue sur la pièce dorée, on attend que celle-ci soit refroidie, et on la remet ensuite sur le feu, ou on la laisse, en prenant bien garde qu'elle ne devienne rouge, jusqu'à ce que la cire ait brûlé et disparu. — Aussitôt après on plonge la pièce dans de l'eau où l'on a détrempé du tartre, et, quand elle est éteinte, on l'y laisse quelques instants. — Au sortir de là on In nettoie avec une vergette dans de l'eau froide, et on la rend de plus en plus brillante. — Si elle est bien dorée, on lui donnera la couleur dont nous allons indiquer In composition dans le chapitre suivant; — mais auparavant disons comment se fait la rire dont nous avons parlé plus haut.

On prend cinq onces de cire vierge, une demi-once d'hématite rouge, autant de vitriol romain, trois deniers de féret d'Espagne, c'est-à-dire le poids d'un ducat, et plutôt moins que plus; une demi-once de vert-de-gris, et trois deniers de borax. — On fait fondre tous ces ingrédients avec la cire, et on les emploie comme nous l'avons dit plus haut

Dès que la pièce dorée sera débarrassée de cette cire, on lui appliquera la couleur suivante.

UHAMTRE XVItl. HT

Page 1