‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 47 sur 285 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La fanaie monnaie. — Le barbet et le voleur. — Inondation de Rome. — Benvraote maeaier apostolique. — Le calice. — L'office del Plombe. — BasUano de Venise. — Le cardinal Salviatl. — La cipoUata. — Voyage i Bologne. — Le mal de Xaplee.

— Remède et goériaon.

Pendant que je travaillais continuellement à mon grand ouvrage et pour la Monnaie, on commença à voir circuler à Rome des pièces fausses fabriquées avec mes propres coins. On les porta aussitôt au pape, en essayant de diriger ses soupçons sur moi. Sa Sainteté dit à Jacopo Balducci, le directeur de la Monnaie : — « N'épargne aucun soin pour trouver le coupable, parce que nous savons que Benvenuto est homme de bien. » — « Très-saint Père, répondit ce traître de directeur, qui était mon ennemi, Dieu veuille qu'il en soit comme vous dites! malheureusement nous avons quelques preuves. » — A ces mots, Sa Sainteté se tourna vers le gouverneur de Rome, et lui recommanda de veiller un peu a ce que Ton découvrit le malfaiteur. Peu de jours après, le pape m'envoya chercher. Il amena adroitement la conversation sur les monnaies, et saisit un bon moment pour nie dire fort à propos : — u Benvenuto, saurais- tu faire de la fausse monnaie? » — a Je crois, lui répondis-je, que j'en ferais mieux que tous ceux qui s'adonnent à cette vile industrie. En effet, les gens qui commettent de telles scélératesses sont pauvres

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