GI PART. IV. TH
ssistant, provincial, gardien, sempeste, frère
ai ou convers, novice, particulairc, pérégrinaire , discret , discrétoire , prieur , sousprieur, célérier, mandre, laure, cellule, maleyouverne, in pace, panagie,probation, veture, noviciat, profession.
On distingue dans les habits religieux, le eapuchon, la coule, le scapulaire, le froc, la melote, maforte ou manteau, la mutande. On a sagement supprimé les ablations.
135. De même, parmi les re'igituses ou nonnes, les unes se sout consacrées à la prière, au travail et à la mortification, comme les annonciades, les bénédictines, les bernardines, les brigittines ou filles de Saint-Sauveur, celles du Calvaire, de Sainte-Claire ou de Y Ave Maria,des clairets ; les carmélites, les chartreuses, les cordelières, les dominicaines, les feuillantines, les religieuses de F ontevrault, les gentil-donnes, les haudriettes, les oblates, les sachettes pénitentes, les solitaires, les tierce- Unes, les visilandines.
136. Les aulres se sont dévouées à des œuvres de charité, comme à l'instruction des filles ; telles sont les religieuses de la congrégation, les filles de la croix, de l'enfance, de la présentation, de l'union chrétienne, les nouvelles catholiques, les jésuitesses, les théatines, les ursulines; à la correction et à la conversion des personnes débauchées, comme les intercéder pour nous, et que nous devons religieuses de la Madelaine, celles de N.-D. prier nous-mêmes pour les morts qui soufde Charité, celles du refuge; au soin des frent dans l'autre vie. L'Église a décidé qu'il malades, et ce sont les hospitalières de toute y a un purgatoire ou un feu purifiant après espèce, les sœurs de la charité, ou sœurs la mort, mais non qu'il y a des lymbes;
grises, celles de la faille, les créténistes, les dimesses, les filles de Saint-TItomas de Villeneuve, les miramiones, etc. ; à élever les enfants trouvés et les orphelins, comme les religieuses du Saint-Esprit, et d'autres que l'on a nommées orphelines.
137. Il leur a fallu, comme aux religieux, des supérieures, des abbesses, des prieures, etc. ; des épreuves et un noviciat, des habits particuliers, le voile, le bandeau, la guimpe, la huque ou manteau des sœurs noires, etc.
Les filles et femmes que l'on nomme béguines, et leur demeure béguinage, ne sont pas des religieuses.
138. La sainteté du christianisme dans ses dogmes, dans sa morale, dans son culte, dans sa discipline, a été démontrée par le changement qu'il a produit dans tous les climats, au nord et au midi, dans les mœurs des Asiatiques, des Africains, des Anglais, qu'il produit encore dans celles des Abyssins, \ ar la différence qu'il y met enire les nations chrétiennes etles infidèles infectés du paganisme, du mahométisme et des rêveries de l'Alcoran, par la multitude des établissements de charité qu'il y a parmi nous, tels que les hôpitaux, ou hôtels-Dieu, les monts-de-piété, les écoles-pies ou écoles de charité, {'hospitalité, etc. Trop accoutumés aux bienfaits de notre religion, nous n'y faisons plus attention. Dans les siècles même les plus barbares on a connu les paciaircs , la paix ou la trêve de Dieu.
139. C'est donc injustement que les incrédules de nos iours onl déclamé avec tant d'a-
conséquemment elle approuve les prières, les offrandes, les bonnes œuvres, les messes, les trentains , les anniversaires, les vigiles offertes à Dieu pour les trépassés, les obsèques, funérailles ou pompes funèbres modestes, le respect pour les sépultures et les tombeaux, comme des actes de charité et non de vanité, comme, une profession de foi à l'immortalité ; elle a condamné les éternals, qui soutenaient que ce monde serait éternel.
142. Elle a censuré de même les bognrmiles ou bogomiles, les prociiniales, les saturniens et les sembiens, qui niaient la résurrection générale et le jugement dernier, qui donnaient aux orthodoxes le nom de pilosistes , elle n'a point approuvé les chiliastes ou milénaircs, qui supposaient un règne temporel de Jésus Christ pendant mille ans, ni les hutites, qui disaient que le jugement est pro< he. Ainsi ce qui regarde le dernier avènement de Jésus-Christ, la fin du monde, la venue de l'antechrist elà'Elie, la conversion des Juifs, etc., n'est pas clairement révélé; les conjectures des anciens et des modernes sur ce point sont sans fondement, de même que ce que l'on dit de la vallée de Josaphat.
143. L'Ecriture nomme la béatitude, ou l'étal des bienheureux, le paradis, le ciel, l'empyrée, le royaume des cieux, le sein d'Abraham, la gloire éternelle, la vision intuitive de Dieu, l'état de compréhension ; il est décidé contre les Grecs schismatiques, et contre les uugustiniens sacramentaires, que la béatitude des justes et le supplice des réprouvés ne sont point différés jusqu'au jugement der-
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