‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 248 sur 264 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ADRIEN, arrive en courant sur la scène par le détour de la colline. Ses vêtemens et sa chevelure sont en désordre. Il jette

les yeux sur le fond du théâtre , que la colline masquait à sa vue. L'incendie éclateence moment dans toute sa fureur.

adrien. — Bon Dieu ! bon Dieu ! tout

L AMI DES ENFANS

brûle encore! Quels gros tourbillons de fumée el de flammes 1 0 mon papa ! maman ! ma petite sœur Julie, qu'êtes-vous devenus? Nesuis-je plus qu'un malheureux orphelin? Seigneur, mon Dieu, prends pitié de moi ! Tu m'as déjà tout enlevé; laissemoi mes parens. Ils sont pour moi plus que tout au monde. Que deviendrais-je sans eux? (Accablé de fatigue et de douleur, il pose sa inain conlreun arbre, et appuie sa tête dessus. Au même instant la ferme s'ouvre, et il en sort un petit paysan, tenant à la main son déjeuner.)

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