‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 77 sur 264 · I. AMI liKS ENFA.N · texte numérisé non relu

I. AMI liKS ENFA.N

marcellin. — Nous la connaissons.

C'est la veuve d'un pauvre tisserand ijui n'avait pas d'ouvrage. Mon papa la fait venir quelquefois pour ratisser le jardin.

Henriette. — Veux-tu me conduire chez ta mère?

Emilie. — Ce serait pour elle trop d'honneur. Une noble demoiselle comme vous....

Henriette. — Va , va . notre papa ne veut point que nous nous croyions plus nobles que les autres ; et si tu n'as pas d'autres raisons....

Emilie. — Non, au contraire, vous pourrez m'aider h la consoler de la perte de ma corbeille et de mes épis. Et puis ce méchant homme qui nous a encore menacées....

marcellin. — Ne crains rien de ses menaces. Tandis que ma sœur ira avec toi chez ta mère , je vais courir après lui; et sûrement Reviendras-tu ici?

Emilie. — Si vous me l'ordonnez, mon cher petit monsieur.

marcellin. — Ta corbeille y sera avant que tu sois de retour.

Emilie. — Peut-être que je vous amènerai ma mère pour vous faire ses remerciemens.

Henriette. — Allons, allons, courons la trouver. [Elle prend Emilie j>ar la main et sort arec elle.*

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