PIÈCES
Sonnet sur la mort d’une parente. — Chanson, Philosophes riveurs. — Chanson, Soupirez nuit et jour. — Ode contre les Anglois.
Satire I. — Satire VI.
Dissertation sur Joconde.
Satire VII. — Stances à Molière.
Satire II. — Satire IV. — Les Héros de roman.
Discours au roi. — Satire III. — Satire V.
Préface I.
Satire VIII. — Satire IX.
Discours en prose sur la satire
Êpltre 1. — ÉpHre II.
Art poétique.
Éptire IV.
Les quatre premiers chants du Lutrin.
F.pître III.
Préface II. — Préface III. — Éptire V. — Traduction do Longin.
Êpltre IX. - Épi ire VIII.
Epltre VII. — Epltre VI.
Les deux derniers chants du Lutrin.
Préface IV. — Discours à l’Académie françoise.
Plusieurs épigrammes.
Satire X. — Ode sur Namur. — Les neuf premières Réflexions sur l.ongin.
Préface V. — Lettre à Arnauld. — Epitaphe d’Arnauld.
Epltre X. — Epltre XI. — Êpltre XII. — Lettre h Maucroix.
Satire XI. — Préface des trois dernières épitres.
Epigrammes XIV et XIX. — Epitaphe de Racine.
Lettre à Perrault.
Préface VI.
Lettre à Le Verrier.
Satire XII.
Discours sur le dialogue des Héros de roman. — Les trois dernièies Réflexions sur Longin.
Correspondance avec Racine
Correspondance avec Brossellc.
DISCOURS AU ROI
Jeune et vaillant héros, dont la haute sagesse N’est point le fruit tardif d’une lente vieillesse,
Et qui seul , sans ministre , à l’exemple des dieux ,
Soutiens tout par toi-même, et vois tout par tes yeux.
Grand roi , si jusqu’ici , par un trait de prudence ,
J’ai demeuré pour toi dans un humble silence ,
Ce n’est pas que mon cœur , vainement suspendu ,
Balance pour t’offrir un encens qui t’est dû;
Mais je sais peu louer ; et ma muse tremblante Fuit d’un si grand fardeau la charge trop pesante.
Et, dans ce haut éclat où tu te viens offrir,
Touchant à tes lauriers , craindroit de les flétrir.
Ainsi, sans m’aveugler d’une vaine manie,
Je mesure mon vol à mon foible génie :
Plus sage en mon respect que ces hardis mortels Qui d’un indigne encens profanent tes autels;
Qui , dans ce champ d’honneur où le gain les amène .
Osent chanter ton nom, sans force et sans haleine;
Et qui vont tous les jours, d’une importune voix,
T’ennuyer du récit de tes propres exploits.
L’un1, en style pompeux habillant une églogue,
De ses rares vertus te fait un long prologue,
Et mêle , en se vantant soi-même à tout propos ,
Les louanges d’un fat à celles d’un héros.
L’autre’, en vain se lassant à polir une rime,
Et reprenant vingt fois le rabot et la lime ,
Grand et nouvel effort d’un esprit sans pareil!
Dans la fin d’un sonnet te compare au soleil.
Sur le haut Hélicon leur veine méprisée Fut toujours des neuf Sœurs la fable et la risée.
Calliope jamais ne daigna leur parler ,
Et Pégase pour eux refuse de voler.
Cependant à les voir enflés de tant d’audace.
Te promettre en leur nom les faveurs du Parnasse,
On diroit qu’ils ont seuls l’oreille d’Apollon,
- Qu’ils disposent de tout dans le sacré vallon :
». Charpentier avoit composé 1 ’Êglogue rnyate en l’honneur de Louis XIV. Il mourut en <702, doyen de l’Académie française et de l’Académie des inscriptions.