XXVII. — Contre Perrault et ses partisans
Ne blâmez pas Perrault de condamner Homère ,
Virgile, Aristote, Platon, •
Il a pour lui , monsieur son frère ,
G...., N...., Lavau, Caligula, Néron,
Et le gros Charpentier, dit-on.
XXVIII. — Parodie de la première ode de Pindare, i la louange de M. Perrault’.
Malgré son fatras obscur,
Souvent Brébeuf étincelle.
Un vers noble , quoique dur ,
Peut s’offrir dans la Pucelle.
Mais , ô ma lyre fidèle t Si du parfait ennuyeux Tu veux trouver le modèle,
Ne cherche point dans les cieux D’astre au soleil préférable;
Ni, dans la foule innombrable De tant d’écrivains divers Chez Coignard rongé des vers,
Un poète comparable A l’auteur inimitable De Peau <TAne mis en vers’.
XXIX.’ — Sur la réconciliation de l’auteur et de M. Perrault. .
Tout le trouble poétique A Paris s’en va cesser;
Perrault l’anti-pindarique Et Despréaux l’homérique Consentent de s’embrasser;
t . L’auteur du Mercure galant. (B.; — Jean Donneau de Visé a fait des pièces de théitre, des nouvelles galantes , et commencé en 4672 le Mercure galant.
2. J’avois dessein de parodier l’ode (entière) ; mais dans ce temps- là, nous nous raccordâmes, M. Perrault et moi; ainsi il n’j eut que ce couplet de fait. (B.)
3. Perrault, dans ce temps-là , avoit rimé le conte de Peau d’Ane. (B.)
ÉPIGRAMMES. 261
Quelque aigreur qui les anime,
Quand, malgré l’emportement,
Comme eux , l’un l’autre on s’estime ,
L’accord se fait aisément.
Mon embarras est comment On pourra finir la guerre De Pradon et du parterre.