IX. — AM. Boileau, doyen de Sens
A Paris, 27 juin 1689.
Je ne saurais assez vous témoigner, mon cher frère, le ressentiment que j'ai des bontés que vous avez pour moi en prenant soin comme vous faites de ma rente de Villeneuve-le-Roi. Le détenteur de mes terres s'appelle André Raton, conseiller au siège particulier et ancien ressort de Villeneuve-le-Roi, et si j’eusse été à Paris lorsque vous êtes parti , je vous aurais remis entre les mains les papiers nécessaires pour le contraindre. Je vous les enverrai au premier jour supposé qu’on nous veuille faire quelque chicane. A vous dire le vrai, elle ne saurait être que fort impertinente puisque je suis adjudicataire en bonne forme de ce bien qui m'a été adjugé par arrêt, ensuite d’un décret forcé des biens de M. Boivinet1 sur un arrêt d’ordre où chacun a été colloqué en