‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 384 sur 631 · RÈGLEMENT POUR LES FILLES · texte numérisé non relu

RÈGLEMENT POUR LES FILLES

Hère pour coopérer au salut des Ames dans l'espril de celle iiiuisoii.

VIL On ne recevra aucune fille, parmi les sœurs, qui ait de notables dérectuosilés de corps, ou des maladies invétérées, ou dont la race soit notée d'infamie.

N'III. La maison étant établie pour les âmes converties à la foi, on y recevra autant de nouvelles catholiques qu'elle en pourra porter, lesquelles demeureront jusqu'à ce que, par les soins que l'on prendra d'elles, elles soient rendues capables d'entrer en quelque honnête condition, et qu'on les y ait placées.

IX. Aussitôt que quelque fille entrera en la maison pour se convertir, on la mènera au chœur pour l'otl'rir à Dieu , et le prier d'achever son œuvre. Les sœurs lui chanteront en action de grâce le psaume Laudate Dominum, omnes génies; et la fille qui se sera convertie glorifiera avec elles sa grande et infinie miséricorde.

X. On ne permettra pas qu'elles parlent à leurs parents qu'après qu'elles auront été soigneusement instruites et confirmées en la foi par l'espace de quinze jours. On les empêchera de converser familièrement avec ceux de la religion prétendue réformée, jusqu'à ce que l'on les voie entièrement confirmées. Elles seront soigneusement averties de ne les fréquenter qu'avec beaucoup de réserve et de retenue.

XI. Elles seront six mois en la maison : que si on les trouvait confirmées en la religion catholique avant ce temps-là , on leur cherchera condition au plus tôt : si elles sortent de leur condition par la volonté de leur maître ou maîtresse, ou par maladie, la maison leur sera ouverte, et leur servira de refuge. Que si elles sont chassées par leur faute, on ne les recevra point; mais on priera quelques personnes vertueuses de les recevoir, et on tâchera de les nourrir jusqu'à ce qu'elles soient entrées en quelque autre condition.

XII. Ne pourra cette maison, pour quelque considération que ce soit, être changée en monastère et religion. Si quelque sœur le propose , après avoir été avertie, elle sera obligée de se retirer, en lui rendant les biens qu'elle pourrait avoir apportes , et payant de sa part pour le temps qu'elle aura demeuré dans la maison.

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