‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 403 sur 631 · Hebr., X. 5. — 2. Idem, vu · texte numérisé non relu

Hebr., X. 5. — 2. Idem, vu

3. Ut rciinqueret aaorificium, quo cruontum illud seroel iu eruce peragi-iitlum reprœsentarotur, ejusque membna in floem usque seculi pertnaoeret. atque iUius Milut.ifis virlus in remissionem eururn , ijuai :i nol)is quotldie conimittuutur, peccaturura applii'aretur. C'inc. Trid., Sess. xxu. cap. i.

•i. Non quutJ credatur inesso aliqua in iia {livinitas vel virtus , propter quain sint <--oluiid(e ,. . . vel quod Hducla in iinagiiiiljus sit tigenda, etc. Sed quoniain honos qui eis axhibutur rel^rtur

ad prulutypa ;. . . ita ut per imagioes quas oseulamur Chn-

-stuni adiiroinus , et sanetus , quorum similitudinem geruut venereiuur. Conc, Trid., Sens, xxv, cap. De invocalioue, eic.

A L'ÉGLISE CATHOLIQUE

que si ses enfants inclinent la tète devant le livre de l'Evangile et le baisent, tout cet honneur se termine à la vérité éternelle qui nous y est proposée.

L'Eglise catholique nous apprend à prier les saints de se rendre nos intercesseurs, dans le même esprit de charité et de société fraternelle que nous en prions les [idoles qui sont sur la terre, avec cette diflférence , qu'elle croit les prières de ceux-là sans comparaison plus elTicaces, à cause de l'état de gloire où ils sont. Néanmoins elle n'impose aucune obligation aux particuliers de s'adresser à eux, et leur conseille seulement cette pratique comme trèssainte et très-prolitable.

Elle croit, avec toute l'antiquité chrétienne, que plusieurs des fidèles trépassés sont en état d'être soulagés par les prières et les sacrifices des vivants ; mais elle ne détermine pas en quel lieu ils sont détenus, ni quelle est la nature et la manière de leurs peines.

Elle honore l'Eglise romaine comme la mère et la maîtresse de toutes les Eglises, matrem ac magislram, et croit que l'apolre saint Pierre et ses successeurs ont reçu de Jésus-Christ l'autorité principale pour régir le peuple de Dieu, entretenir l'unité du corps, et conserver le sacré dépôt de la l'oi ; mais elle n'oblige pas à reconnaître l'infaillibilité dans la doctrine , ailleurs que dans tout le corps de l'Eglise catholique.

Si messieurs de la religion prétendue réformée n'ont pas encore ouvert les yeux pour connaître la vérité des articles ci-dessus, tous ceux qui sont éclairés ne peuvent refuser d'avouer du moins, selon leurs principes, qu'ils ne contiennent rien qui renverse les fondements du salut.

J.-B. BossuET, grand doyen de Metz.

Le 8 juillet 1666.

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