‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 453 sur 631 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Troisième chose accordée au Pape.

Que les prêtres seront soumis aux évoques, les évèqucs aux archevêques, et ainsi du reste, selon l'ordre de la hiérarchie de l'Eglise catholique. Je prouve qu'on peut, sans blesser sa conscience, tenir pour frères les catholiques , encore qu'ils ne communient que sous une espèce, et que les protestants croient que les deux sont commandées par Jésus-Christ : premièrement, parce que l'erreur des calholiques sur ce point, parait jusqu'ici invincible et involontaire, et que les erreurs de celte sorte ne damnent point : secondement, parce qu'en tout cas, quand le Pape ne pourrait pas introduire cette communion en Espagne, en Portugal et en Italie, le précepte de la charité, qui est le plus important et le plus essentiel de tous, du commun accord de tous les chrétiens, doit prévaloir sur le précepte de la comnumion sous les deux espèces, qui est moins important, par la même règle qui fait que le précepte de tirer son frère d'un péril extrême , qui est plus essentiel, doit prévaloir, le cas arrivant, à celui de l'observation du sabbat ou dimanche, qui est de moindre importance; et la raison de tout cela est ce principe certain : que dans le concours de deux préceptes divins, si l'observance de l'un, en un certain cas , est incompatible avec celle de l'autre, il suffit d'observer celui qui est le plus excellent et le plus nécessaire.

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