‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 462 sur 631 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Huitième exemple. — Si les premiers mouvements, la concupiscence en acte premier, et les autres péchés qu'on appelle véniels, sont contraires à la loi de Dieu. Le môme Père Denis a concilié ce difTérend, en disant' « que selon quelques calholi- » ques, les péchés véniels ne sont |)as absolument » contre la loi, à cause qu'ils ne sont point contre » toute son étendue, en tant qu'ils n'obligent pas 1) sous peine de perdre la grâce; mais qu'ils sont » néanmoins contre la loi, en tant qu'on est obligé » de les éviter, qui est la seconde étendue de la loi, » et en tant qu'il faudrait tout faire par le pur

1. Lih. Germ. eut litul. Modesta et pro statu temporis iiecess. dectaratio v. act fidi-i , Edil. Ingolst. 1508. — -'. Via pacis , p. 377; S. l'/tom., U lin; quœst. xix, art. S. — 3. Idem, p. 37a.

ET LES PROTESTANTS D'ALLEMAGNE

» amour de Dieu , qui est la troisième étendue de » la loi. Au premier sens, l'homme peut vivre sans » transgresser la loi : dans le second et dans le » troisième, il ne le peut pas sans une grâce spé- » ciale; mais il lui suffit d'accomplir la loi au pre- » mier sens : ce qui étant incontestable dans la » chose , il serait contre la raison, comme dit Ger- » son , de disputer des mots. »

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