Livre IV, Chapitre
\:6 O-Epd^Tai oozoïsiv sivai.
Oùz ïi'i (j.tzpoz''v3'jvo; oùoÈ tpiXozivBuvo; , 8ià tô iXl'ix Ti|;.âv.
1 . S'il est quelcfue aulre bien que les dieux aient accordi! aux hommes, il faut avouer que le bonheur est aussi un présent divin ,
2. Qwœrit sitne habe?i(la félicitas in numéro tô>v s— aivsTtov an Tfijv tiiaÎwv , ac landari quidem qnœ alicui rei comparandœ ajita sunt. . . Si la louange s'ailacliait à de pareilles choses , évidemment elle ne porterait pas sur ce ([ui est le plus excellent , et il y aurait quelque chose de plus grand et de meilleur. . . Car nous disons des dieux qu'ils jouissent d'un bonheur, d'une fëlicité sans mélange. .. Personne , en elïet, ne loue le bonheur à l'égal de la justice , mais on le célèbre comme quelque chose de plus divin et de meilleur. . . C'est pourquoi Eudoxe semble avoir parfaitement montré ce qu'il y a d'excellent dans le plaisir ; car de ce que , le plaisir se trouvant parmi les biens, cependant il n'est pas loué, il pensait que le plaisir l'emporte sur tous ces biens ; or c'est là ridée que l'on se fait de Dieu et du souverain bien.
3. Il faut que celui qui s'efforce d'atteindre le milieu , s'éloigne avant tout des contraires...; car en allant aux extrêmes, tantôt on pèche par le trop, et tantôt par le trop peu.
■4. Ce n'est point en eifet pour lui-même que l'homme magnifique fait de grandes dépenses , mais )iour la chose publique.
5. De la grandeur d'âme. — Si donc celui qui a de la grandeur d'âme se juge à bon droit digne de grandes choses, et surtout s'il ne croit rien au-dessus de lui , il n'aura plus qu'une pensée unique et qu'une unique affaire... — magjianimum nemini injuriam facere... — car pouniuoi commettrait-il une action honteuse, lui pour qui rien n'est grand? D'ailleurs, à considérer les détails , un homme qui a de la grandeur d'âme paraîtrait complètement ridicule, s'il n'était en même temps homme de bien.
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