Livre X, Chapitre
'O 0£ Toioîïxo; av eiVj pioi zpEÎxxojv f] zax__' avOpcorov ■ où yàp 7] avOpto;To; Ecjxiv ojxa> lîiojaExai, aXX' tj OeTov xt ev auxto UTiâpyEi... Où ypr| 8È zaxà xoùç Tiapaivoijvxaç àvOptÔTtiva opovEtv avOpw'Ov dvxa oùSà Gvr^xà xov Ovrjxôv , aXX' £^' daov EvSî'yExai aOavax''ÇEiv zaï -âvxa koieÎv îxpoç xo Çr;v zaxà xô xpâxiŒxov Ttôv £v aùxto".
i . C'est pour cela que les hommes qui ont de la grandeur d'âme paraissent dédaigneux... Ils ne s'exposent pointa de faibles dangers et n'aiment point les hasards , parce qu'ils n'estiment que peu de choses . . En outre , ou voit qu'ils se souviennent de ceux qu'ils ont obligés; mais il n'en est pas de même de leurs bienfaiteurs; car l'obligé est inférieur à celui qui oblige; or. l'homme qui a de la grandeur d'àifie prétend à la supériorité...; on remarque chez lui de la nonchalance et de la lenteur, à moins qu'il n'y ait à obtenir un grand honneur ou une grande action à accomplir; il agit peu, mais ses actions sont grandes et vont à la postérité..., il prend plus souci de la vérité que de l'opinion et parle et agit ouvertement, car il est superbe..., il ne garde point souvenir des injures , car il n'est pas digne d'un homme qui a de la grandeur d'âme de ne pas savoir oublier, surtout lorsqu'il s'agit des maux qu'il a soufferts .. Rarement il admire; car pour lui rien n'est grand ; il préfère ce qui est beau , mais stérile , à ce qui est utile et profitable ; car cela convient mieux à un homme qui se suffit à lui-même...; ses mouvements n'ont rien de précipité.