Livre Vil, Chapitre
Atwxovxat oià xô <3'^o3pa\ EÎvai uTiô xtJ5v àXXatç [j.r) Suvau.^vtov yaipETv corporis voluptates : aùxoi yoûv lauxoîç OL'^ia; X'.vàç 7:apaaxEoaÇouaiv..., oîxe yàp ïyouaiv É'xEpa i'^' oiç yaipouŒiv • atE\ yàp ::oveî xô Çtoov, toTT^sp xat oi ^uaixol Xoyot [J-ap- T'jooâii xô ôpîv xai xô àxo'JE'.v (pâtJ/.ovXE; Etvat Xu;;r)pôv ■ àXX' r)Sr) ouvii'Oeiç £<jjjlèv , w; çâ^tv. Itaque animal multo labore onuslura; laborat. cnim omnium sensuum cxcrcens fticultatcs , qnanquam assiietudo vetat qiiominus id sentiat, in voiuptalem tanquara in quietem ac rclaxalionem siispiral.
'O[J.0''w; 5' EV [J.ÈV xîj vEûxr)X'. S'.à xf;v ajÇrJîiy , wT::Ep ùt oîvdjas'voi O'.ixEivxat, xa\ f|3ù rj vEÔxr;;. Oï Se liîXay^oXixo: xr)v <pilaiv aÎE\ 3e'ovx«i îaxpE^a; • xat y«p xô <jcTj[j.a SaxvôtJtEvov oiaxEXEîSti xïjv xpSitv (lemperamentum), xat aÎEi Èv ops^Ei oçoSpôt EÎalv. Porro voluptates medicamenti cujusdam esse,'quo dolores atque illa acris animi melancliolici veliicatio ac vehemons impetus tantisper remittatur.
"Oxav EÔ'Xoyov ttavrj xô 3tà zl oat'vExai àXrjOÈç, oûx ov
i. Il apparlient encore à l'homme vertueux de couvrir de sa protection ceux (jui en sont dignes, d'aimer les gens de bien, de ne recherelier ni les reprtisailles , ni la vengeance , mais d'être miséricordieux , clément et prêt à pardonner. La vertu a pour compagne la probiié , l'équité et l'espérance...
2. 11 est probable que le sage est cher à la divinité; car si les dieux, ainsi qu'il le semble , prennent quelque soin des affaires humaines, comme d'ailleurs , selon toute apparence ce (pii leur agrée par-dessus tout ce qu'il y a de plus excellent et île plus semblable à eux, c'esl-â-dire l'esprit, ils doivent, payant de retour ceux qui l'honorent et le cultivent, les récompenser pour des occupations qu'ils chérissent et qui sont si nobles et si relevées. Or. il est manifeste que ces occupations sont surtout celles du sage. Il semble donc qu'il doive à la fois être aimé des dieux et jouir d'un bonheur parfait. De telle sorte qu'à ce point de vue même , le sage est encore très-heurenx.
3.11 n'y a rien en quoi nous puissions trouver un perpétuel agrément, parce que notre nature n'est pas simple, mais qu'en elle règne une diversité, qui lui est nn in-iucipe de mort... Prenez une nature simple, et son aclinn aura tou,iours pour clic le même agrément. C'est pourquoi Dieu jouit d'un plaisir toujours simple et toujours un. L'acte U'nn être, en effet, ne consiste pas seulement dans le mouvement , mais aussi dans l'absence du mouvement,' et il y a dans le repos , plus de plaisir (pte dans le mouvement. Si le changement est la plus douce des dioses , cela vient d'un mautpie et d'une imperfection. Car de même ([u'un.homme qui tourne à tout vent est misérable, de même aussi la nature est misérable qui a besoin de changement ; car elle est multiple et sans règle. |
âXrjOiÇ , xriaxEÔEiv ;îOt£T xô> âXr|OEÎ |j.ô(XXov. Itaque videtur cur voluptates praesertim corpori.s quam vehementissime appetantur, primum ut molesliae temperentur, instar medicamenti adversus molestias'.
Ad eodemicm, Livre IV, Chapitre 8.
La société consiste dans les services naturels que so rendent les particuliers. C'est pourquoi lout a lieu par la communication et permutation. El tout cela est né du besoin, parce qu'il n'est pas possible qu'un seul homme puisse suffire à tout. Ainsi, la société demande la diversité des ouvrages. Car s'il n'y en avait que d'une sorte, chacun serait suffisant à lui-même.
De là vient que deux médecins ne composeront jamais une société, mais le médecin, par exemple, et le laboureur. Ils se donnent donc l'un à l'autre les choses dont ils ont besoin. Mais d'autant qu'il y en a dont l'ouvrage vaut mieux que celui des autres, afin d'obliger le meilleur à donner au moindre, il a fallu faire une mesure commune , et cela , les hommes l'ont fait par l'estimation. Or, afin que cela fût plus commode , d'autant qu'il semblait extrêmement difficile d'égaler des choses de si différente nature, comme une maison et du blé, on a introduit l'usage de l'argent. -le vous donne mon blé, par exemple, mais j'aurai besoin d'un logement dans quelque temps; je fais un échange avec Paul , afin de me loger; mais l'aul n'a pas de quoi m'accommoder. Il substitue de l'argent à la place du logement que je lui demande, et ainsi l'argent m'est comm i caution que je pourrai avoir une maison , quand la né ce.ssité me pressera. Sans quoi il est é\ ident que je ne livrerais pas mon blé que je n'eusse la maison en mes mains. C'est pourquoi Aristote appelle l'argent, nummus sponsor, xô vo'(j,t<5(j.a oiov Èyyurjxrj; Eaxiv rjiJtwv.
L'argent n'est pas une cho.se que la nature désire pour lui-même. Car les métaux par eux-mêmes n'ont aucun usage utile au dernier des hommes. Aussi, dans l'origine des choses , les richesses consistaient dans la possession des biens dont la nature axait besoin et dont le désir nous est naturel , tel qu'on le trouve dans le vin, dans les troupeaux. Nous le voyons chez les patriarches. Que si l'argent ne nous est nécessaire que comme substitué en la place de ces choses, le désir n'en doit pas être plus grand qu'il ne serait de ces choses-là mômes. Or, les bornes du besoin sont étroites. La nature est sobre et so contente de peu. Mais la cupidité est advenue, qui n'a plus voulu se contenter du nécessaire, mais par le désir du commode, du plaisant, du bienséant , de là est montée au délicieux , au mol , au superflu, au somptueux; nous nous sommes fait certaines idées d'une bienséance incommode, d'où il arrive qu'un homme peut être en pénurie et néanmoins ne manquer de rien de ce (|ue la nature désire absolument. Et ainsi ce que dit Aristote : 8;''|a; xt'và; ;:apa'3xcaâJo!J3t , est vrai.
\. C'est pourquoi ils recherchent les voluptés du corps, parce qu'elles sont violentes, ceux qui n'ont point d'autres moyens d'apaiser leurs douleurs...; ils se créent ainsi et exeileut une soif qui les dévore...; car pour eux il n'y a point d'antres joies... L'animal , en effet, en souffre perpéluellemenl , comme l'attestent eux-mêmes les écrits composés sur la physi(|ue , oii on lit que voir et entendre sont des choses fati-aiiiçs, mais qui chaque jour le deviennent moius par l'accoutumance... haqur miniin! mnito iabnrc onustum , laborat enim omniitm sensîium twcrcciis j'afullitU's , iiuanquam assuetudo vetat qaominu^ id sentlat , in voluptalcm tanquam in quietem sasjylrnt. . . lit de même , durant ia jeunesse , <â cause que le corps se développe et s'accroît , les hommes sont endormis dans le vin, et la jeunesse leur est une douce chose. Quant k ceux dont le naturel est mélancolique, ils ont toujours besoin de remèdes, car leur corps est sans cesse mordu par i'aiguillon de leur tempérament , et ils sont constamment travaillés par de violents appétits. Porro voluptates instar metticamenli ciijusdain est , q^io dolores atque illa acris animi veliicatio ac veheinens impetus tantisper remittatur... "Oxav Eii).o-yov tpav^ xo Jià xi (jW.tvETOti a/.Y,6£;, sùx iîv àX-(i6È;, •kkjxe-jeiv tzoïii xôj àXï]9ïî <j.i'A'AO-i. Itaque voluptates paulatim corporis quam vehementissimas asscctantur, xtt molcstia: temperentur instar medicamenti adversus molestias.