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DM LA TIlAhlTIiiN OU DK LA TAKOLL NON LCRITH.
cernent, nous reconnaissons l'ellcL de colle inslrurtion de vive voix, dont les apolres ont voulu que nous recueillissions le fruit, et ont recommandé l'autorilé.
Il n'est pas juste que nos adversaires nous le fassent perdre. Mais de peur qu'ils ne nous objectent que nous les abusons par le mol d'Eglise, en leur donnant toujours sous ce nom l'Eglise romaine, dont ils contestent le litre, nous pouvons convenir avec eux d'une Eglise qu'ils reconnaissent. Ils conviennent qu'elle a subsisté jusqu'au temps des quatre premiers conciles généraux; et puisqu'ils déclarent expressément dans leur Confession de foi, qu'ils en reçoivent aussi bien que nous les détinilions, ils ne contestent pas le titre d'Eglise à celle qui a tenu ces conciles. Ce terme s'élcnd un peu au-dessous du quatrième siècle du christianisme. Si dune nous trouvons dans ces premiers siècles , si proches du temps des apôtres , quelque doctrine, quelle qu'elle soit, (car il ne s'agit pas encore de rien déterminer là-dessus,) qui ait été constamment reçue depuis l'Orient jusqu'à l'Occident, et depuis le Septentrion jusqu'au Midi, où s'étendait le christianisme; si nous trouvons que ceux qui l'ont constamment prèchée , marquent qu'elle venait de plus haut, et n'en nomment point d'autres auteurs que les apôtres , on ne peut s'empêcher de reconnaître dans cette succession de doctrine, la force des instructions de vive voix, que les apôtres ont voulu faire passer de main en main aux siècles suivants.
C'est pourquoi nous nous sentons obligés de rechercher dans l'antiquité les tradilions non écrites ; et par là , nous nous mettons en étal d'obéir au précepte que saint Paul a donné à toute l'Eglise en la personne des fidèles de Thessalonique, lorsqu'il leur a ordonné de retenir les tradilions qu'ils ont apprises, soit par ses discours, soit par son Epitrc'.
Ecouterons-nous l'anonyme, qui répond que sainl Paul ne marque pas que les choses qu'il avait enseignées de vive voix, fussent différentes de celles qu'il leur avait écrites-? Au contraire, ne voyons-nous pas que saint Paul n'eût pas appuyé si distinctement sur ces deux moyens de connaître sa doctrine, si un seul l'eût découverte tout entière?
Cette instruction nous regarde. En la personne des fidèles de Thessalonique, saint Paul inslruisait les fidèles des Ages suivants; tellement que le Saint- Esprit nous ayant montré deux moyens de connaître la vérité, nous serions injurieux envers lui, si nous négligions l'un des deux.
Ainsi , en considérant la doctrine constante de l'antiquité, comme le fruit de cette instruction de vive voix, que les apôtres ont pratiquée cl recommandée, nous recevons cette règle de saint Augustin : « qu'on doit croire que ce qui est reçu una- » nimement, et qui n'a point été établi par les » conciles, mais qui a toujours été retenu, vient » des apôtres, encore qu'il ne soit pas écrit. » Il a combattu par cette règle l'hérésie des donatistes sur la réitération du baptême; par où l'on voit, en passant , la hardiesse de l'anonyme, qui sans produire aucun passage, oppose à notre doctrine le témoignage des Pères, et entre autres de saint Augustin, sans considérer que ce môme sainl Augus-