DEUXIEME PARTIE : CORRESPONDANCE
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mettait au concile y fut terminée par une déjà-
Éon conforme en tout point à celle du concile de Constance
Si cette affaire eut pou de succès, ce ne fut pas la faute du conçue, qui poussa la condescendance jusqu'au dernier point où l'on pouvait aller, sans blesser la foi et l'aulorilé des jugements de l'Eglise. Voilà ce qu'il est aisé de justifier par pièces. Si vous savez quelque chose de particulier sur ce fait, vous m'obligerez de m'en faire part avant que j'envoie ma réponse. Il faut aussi bien observer que les calixtins ne demandaient pas de prendre séance dans le concile; mais qu'eus el leurs prêtres reconnaissaient celui de Baie, qui n'était composé que de Catholiques. Voilà, Monsieur, la substance de ma réponse, que je vous enverrai enrichie de vos avis, si nous en avez quelques-uns à me donner. Si vous croyez même qu'il presse de faire quelque réponse, vous pouvez faire passer celle lettre à M. Leibnitz : il verra du inoins qu'on fait attention à ses remarques. Celle qu'il fait sur le concile de Florence, où les Grecs sont admis à décider la question avec les Latins dans la session publique, serait quelque chose, n'était qu'avant de les y admettre, on était convenu de tout avec eux dans les disputes et congrégations tenues entre les prélats. Tout cela est expliqué dans mes Réflexions sur l'écrit de M. l'abbé Molanus. Si ma réponse est tardive, il le faut attribuer aux occupations d'un diocèse; et si elle est un peu longue, c'est qu'il a fallu travailler, non pas seulement à montrer les difficultés, mais à proposer de notre côté les expédients. S'il vous en vient d'antres que ceux (pie je propose, je profiterai de vos lumières ; mon esprit, comme le vôtre, étant de pousser la condescendance jusqu'à ses dernières limites, autant qu'il dépend de nous.
Quand vous aurez reçu le livre du Capucin , intitulé Via pacis, que M. Leibnitz veut bien vous envoyer pour moi, je vous prie de m'en donner avis.
La pièce de M. Leibnitz est en substance dans Raynaldus, et, si je m'en souviens bien, dans les Conciles du P. Labbe. Mais je ne l'avais pas vue si entière qu'il vous l'envoie; et il serait curieux pour l'histoire de savoir d'où elle est prise » : du reste, elle est conforme à tout ce qu'on a déjà. Elle pourrait être aussi dansCoclœus, que je n'ai point ici. J'attends, Monsieur, une réponse. Vous ne parlez point si vous serez du voyage. J'aurais bien de la joie de vous embrasser à Chantilly , où je me rendrai, s'il plaît à Dieu.
J. Bénigne, év. de Meaux.
1 Ei'.e est mot à mot, comme nous l'avons remarqué, dans Gol» date.