‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 388 sur 851 · LIVRE I. — TRADITION ET INFAILLIBILITÉ DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

LIVRE I. — TRADITION ET INFAILLIBILITÉ DE L'ÉGLISE

cullé. Si donc il a senti qu'il y en avait dans celle qu'on lirait de rEiicharislie, et qu'il fallait un plus long discours pour la faire entendre , la bonne foi voulait qu'il les séparât. Il devait dire, non pas comme il fait, que la preuve que saint Augustin tire du baptême et de V Eucharistie ne parait pas concluante; mais que la preuve de l'Eucharistie est plus difficile à pénétrer que l'autre, qui va toute seule, et qui n'a aucun embarras. Mais s'il eût parlé de cette sorte, la victoire de l'Eglise était manifeste, cl sa preuve très-évidente. Il fallait donc, pour favoriser les pélagiens anciens et modernes, affaiblir, ou plutôt détruire la preuve la plus manifeste du péché originel , et avec elle renverser le fondement de l'Eglise, comme les Pères, dont nous avons vu les autorités, l'ont démontré.

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