p. 99. — 2. Idem. — 3. Ibid. — 4. Ibid. — 5. P
DÉFENSE DE LX TRADITION ET DES SAINTS PÈUES
» rEcriUiro ; nulromcnt il n'y aurait jamais de lin » aux disputes, chacun prenant la liberté dy Irou- » ver de nouveaux sens. » Mais il sait qu'il en est de mi^nie des Pères , et que « chacun prend la lii herlé do leur donner de nouveaux sens, comme ù » l'Ecrilure. » Il choisit donc un moyen contre les preuves de l'Ecriture , par lequel , en sa conscience, il sait bien que la Tradition tombe en même temps; el il n'y a qu'à suivre cet aveugle pour tomber inévitablement avec lui dans le précipice.
Il ne faut pas dissimuler qu'il remarque dans ce mùme lieu' « qu'encore que saint Alhanase n'op- » pose presque aux ariens que l'Ecriture sainte, il 1 n'a pas négligé les preuves qu'on tire de la Tra- » dition , » cl même que linalement il nous renvoie à l'Eglise et au concile de Nicée. Mais pour ce qui est de l'Eglise el de ce concile , l'auleur ne tardera pas à nous 61er ce refuge, qu'il semble nous donner ici; et pour la Tradition , on peut voir d'abord avec quelle froideur il en parle, puisqu'il se contente de dire que saint Athanase « ne la néglige » pas. » Il nous prépare par ce petit mot, à ce qu'il en dira ailleurs plus ouvertement , et par avance nous venons de voir le principe qu'il a pesé pour la renverser.
J'observe enfin dans le même lieu, ce qu'il dit de saint Athanase^, qu' « il nous découvre lui-même à » la lin de son Traité de l'Incarnation du Verbe, » d'où il tirait les principes de la théologie. Car » parlant en ce lieu à celui à qui il adresse son ou- » vrage, il lui dit : Si après avoir lu ce que je » viens de vous écrire , vous vous appliquez sérieu- > sèment à la lecture des livres sacrés, vous y ap- » prendrez bien mieux et bien plus clairement, la » vérité de tout ce que j'ai avancé. » Un moment auparavant, il ne travaillait qu'à nous faire sentir qu'il n'y avait rien de convaincant dans les preuves de l'Ecriture; il fait dire ici à saint Athanase, qu'il n'y a rien de plus clair : à quoi aboutit cet embarras, si ce n'est à conclure d'un côté, que les Pères el saint Athanase lui-même, qui est le maître de tous les autres en cette matière, ont prétendu trouver la Trinité clairement eldémonslrativemenldans l'Ecriture, et, de l'autre coté, que l'expérience nous a fait voir le contraire , et que les disputes par l'Ecrilure n'ont aucun fruit?