‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 452 sur 851 · Rt'i;., XXI. 10. — 2. p. 872. — 3. P · texte numérisé non relu

Rt'i;., XXI. 10. — 2. p. 872. — 3. P

dire, la contemplation des raystcres sublimes de ; religion, n'était pas fondée sur la lettre et sur le sens naturel de l'Ecriture , ou que les sens qu'inspire la théologie fussent forcés et violents , cl que ce fussent choses opposées d'expliquer théologiquemenl l'Ecriture, et de l'expliquer naturellement et littéralement. C'est ce qu'il inculque en un autre endroit d'une manière encore plus forte , lorsqu'en parlant do saint Augustin, il ose dire* : « Qu'il se faut précautionner contre lui , en lisant » dans ses écrits plusieurs passages du Nouveau 1) Testament , qu'il a expliqués par rapport à ses » opinions sur la grAce et sur la prédestination; » ce qu'il conclut en disant : « Que ses explications » sont plutôt Ihéologiques que littérales; » ce qui est dans le style de cet auteur le comble de ce qu'on peut dire pour les décrier. C'est le langage ordinaire de notre critique, et on le trouvera semé dans tout son livre.

Ainsi, l'idée qu'il attache aux explications théologiques est d'avoir je ne sais quoi de subtil et d'alambiqué , qui s'écarte du droit sens des livres saints, qui par conséquent doit être suspect, puisqu'il se faut précaulionner contre. C'est ce qu'il attribue perpétuellement à saint Augustin, qui est devenu l'objet de son aversion, parce qu'on trouve dans ses écrits , plus peut-être que dans tous les autres, cette sublime théologie qui nous élève audessus des sens et nous introduit plus avant dans le cellier de l'Epoux; c'est-à-dire, dans la profonde et intime contemplation de la vérité,

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