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dans l'Ecriture. Y trouver l'unité de substance, c'est faire le théologien, et cela n'est pas littéral. On dira que je lui impose, et qu'il rapporte seulement le goût des sociniens sans l'approuver. Achevons donc la lecture de notre passage, qu'il linit ainsi : « Mais » il .est diiïicile de trouver des paraphrastes qui ne » soient point tombés dans ce défaut, dont les anli- » trinilaires mêmes, qui veulenl;passer pour exacts, » ne sont pas exenqjts. » Laissons à part la louange qu'il veut donner en passant à ses anti-lrinilaires , et concluons que , selon lui , c'est un défaut à Ti-telman d'avoir expliqué un en substance. Cela n'est pas de son texte. Dorénavant on ne pourra pas en interprétant la lettre de l'Ecriture y trouver la foi de l'Eglise; ce sera un défaut en interprétant : Moi et mon Père nous ne sommes qu'wi*, de dire que cette vérité est l'essence : il sera aussi peu permis, en interprétant cet autre passage : Baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, d'exposer qu'on est baptisé au nom de ces trois personnes comme étant égales; encore moins en interprétant : le Verbe était Dieu, d'ajouter qu'il l'est proprement et par nature : tout cela doit être banni; il faut satisfaire ceux qui cherchent les interprétations littérales et sans restriction. Ainsi, la véritable méthode est de laisser tout en l'air, et de permettre aux sociniens leurs faux-fuyants aussi absurdes qu'impies, à peine d'être déclaré théologien de profession , attaché à ses préjugés, et incapable d'expositions littérales. En un mot, les théologiens sont trop entêtés; ils veulent trouver leur théologie, c'est-à-dire, la foi de l'Eglise et la doctrine des Pères, dans l'Ecriture : ce sont de mauvais commentateurs : il faut remettre l'intelligence du texte sacré entre les mains des critiques, à qui tout est indifférent, et c'est à eux qu'on doit laisser ce sacré dépôt.