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plus graves, des plus exacts et des plus savants, comme des plus éloquents écrivains de l'Orient.
Saint Grégoire de Nazianze , rhéteur comme lui , a déjà eu son éloge : mais en voici un nouveau qu'il ne faut pas oublier. Parmi les discours de ce Père, qui sont au nombre de cinquante-deux, il y en a un que M. Simon a voulu traiter d'homélie, ce qui lui donne lieu d'en faire l'éloge en ces termes : « Il serait à désirer que nous eussions d'au- » très homélies de ce savant évoque sur le Nouveau » Testament; car bien qu'il soit plus orateur que » commentateur, il fait connaître de temps en temps )) qu'il était exercé dans le style des livres sacrés. » N'est-ce pas là une admirable louange pour un homme, dont tout le discours n'est qu'un judicieux tissu de l'Ecriture , et qui en fait paraître partout une connaissance profonde? Quel fruit veut-on qu'on espère de la lecture des saints docteurs , si tout ce qu'on peut arracher en faveur des plus excellents, quoiqu'ils passassent leurs jours dans la méditation des saints livres, c'est qu'il leur échappe quelque chose de temps en temps, par où l'on pourrait juger qu'ils sont exercés dans l'Ecriture? kxx: reste, ce sont toujours en apparence de grandes louanges parmi ces dédaigneuses façons de parler; c'est toujours ce docte Père , ce savant évêque ; c'est le style perpétuel de M. Simon. Il serait à désirer qu'il eût fait d'autres hoinélies ; mais par malheur il n'y en a point, et quand on en vient au fruit qu'on peut recueillir du travail de ces savants hommes , on ne trouve plus rien entre ces mains.
Saint Grégoire de Nysse est un troisième rhéteur de l'Eglise grecque. Voici encore pour lui un éloge particulier de M. Simon'. Nous avons cinq homélies de saisit Grégoire de Nysse sur l'Oraison dominicale, où il explique toutes les parties de cette prière les unes après les autres. Il semble qu'il n'y a là qu'à louer ce Père , et sa manière exacte de tout expliquer l'un après l'autre; il viendra pourtant un mais, et le voici : mais cet ouvrage, dit-on, est plutôt d'un prédicateur éloquent que d'un interprète de l'Ecriture; comme si pour interpréter l'Ecriture il ne fallait que de la critique , et que les instructions morales, tirées comme elles le sont dans ces homélies, du texte de l'Evangile, n'en étaient pas la véritable interprétation. Que l'auteur se déclare au moins comme un homme qui ne prétend que peser les mots , et qu'en humble grammairien il évite la théologie, qu'il ne traite aussi bien que pour la gâter!
Nous avons vu avec quel mépris sont traitées les oraisons contre Eunome, c'est-à-dire, un des plus solides ouvrages de saint Grégoire de Nysse, et l'on peut juger par cet essai de l'estime qu'il fait des autres. Cependant il semble, à la fin qu'il ait voulu approuver quelqu'un des écrits de ce Père : Le livre, dit notre auteur-, où il fait paraître plus d'application à sa matière, est son second discours sur la résurrection de Notre Seigneur. A la bonne heure : on verra du moins quelque livre de ce Père qui sera du goiitde notre critiriue; mais, ajoute-t-il aussitôt, il y a sujet de douter qu'il soit véritablement de lui. Notre auteur le croit plutôt, et avec raison , d'Hésychius, prêtre de Jérusalem, et l'ouvrage qu'il loue le plus de saint Grégoire de Nysse,