Do'joi., l. IX, c. VI, n. 1. — 2. P
( maximes de Vincent de Lérins, qu'il fait semblant
j de vouloir défendre. Toute la doctrine de ce Père
I roule principalement sur ces deux pivols : l'anli-
! quité et l'universalité : Quod ubique, quod seinper.
j II faut suivre, dit-il, l'antiquité. Cela est vrai; mais
il y fallait ajouter que la postérité s'explique mieux,
après que les questions ont été agitées, ce que le
critique dissimule. Il supprime donc une partie de
la règle, et il tombe dans l'absurdilé de nous faire
chercher la saine doctrine dans les auteurs où elle
est moins claire, plutôt que dans ceux où elle a reçu
son dernier éclaircissement; ce qui est faire à la
vérité un outrage trop manifeste.
Il commet la même faute, lorsque, sous prétexte de recommander l'universalilé , il oppose les Grecs aux Latins, sans songer que les premiers ayant été, de son propre aveu, moins altenlifs que les autres aux questions de Pelage, et n'ayant traité qu'en passant ce que les aulres ont traité à fond, les préférer malgré cela, c'est préférer l'obscurité à l'évidence, et la négligence, pour ainsi dire, à l'exactitude : c'est après les résolutions et les jugements renouveler le procès, et de la pleine inslruclion nous rappeler en quelque manière aux éléments; qui est le perpétuel paralogisme de M. Simon , el la manière anihcieuse dont il attaciue la vérité même.