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les autres semi-pélagiens), « que les modernes, » qui, en écrivant contre les hérétiques de notre » temps, croient les mieux réfuter en s'éloignant » du sentiment de saint Augustin sur la prédesti- » nation, considèrent dans quel péril ils se mettent; » puisque les armes ne nous manquent pas d'ail- » leurs pour abattre ces novateurs. »
Ces périls sont ceux de tomber dans l'hérésie semi-pélagienne , comme il est arrivé presque à tous ceux qui se sont volontairement écartés des sentiments de saint Augustin. Nous en trouverons dans la suite de grands exemples; et je ne crois pas m'ètre trompé en regardant leur erreur comme une juste punition de leur témérité , qui leur a fait présumer qu'ils défendraient mieux l'Eglise qu'un si grand docteur.
Et tant s'en faut que l'erreur où saint Augustin avoue qu'il a été durant quelque temps, ait alfaibli, dans l'esprit de ce docte cardinal , la révérence pour sa doctrine, qu'au contraire elle a servi, selon lui , à donner plus d'autorité à ce saint; puisque c'est de l'humble aveu qu'il en a fait dans les livres De la Prédestiîiation et de la Persévérance, que le même Baronius prend occasion de les regarder' , quand « il n'y en aurait point d'autres preuves, comme » des livres écrits par l'inspiration du Saint-Esprit, » qui se repose sur les humbles. » Il faudrait ici transcrire toutes ses Annales, pour rapporter les éloges qn'il a donnés à la doctrine de saint Augustin sur la grâce; et il suffît de dire en un mol, qu'à son sens, autant qu'il a surpassé les autres docteurs dans ses autres traités , autant s'est-il surpassé lui-même dans ceux qu'il a composés contre les pélagiens. Voilà comment l'annaliste de l'Eglise a traité le novateur de M. Simon.