‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 763 sur 851 · Lib. II De dono pers., c. xrv. —2. Idem, c. xxiii · texte numérisé non relu

Lib. II De dono pers., c. xrv. —2. Idem, c. xxiii

T. II

l'Eglise demande les dons qu'on vient d'entendre , ne soient dictées par la foi , en laquelle seule elle prie; et secondement, qu'il n'est pas moins contre la foi de dire qne Dieu n'ait pas prévu et les dons qu'il devait accorder, et ceux à qui il en devait faire la distribution^ ; ce qui fait dire à saint Augustin aussi affirmativement qu'on le peut faire- : Ce que je sais , c'est que personne n'a pu sans errer disputer contre la prédestination que nous avons entrepris de défendre.

Le cardinal Bellarmin, après avoir rapporté ces passages de saint Augustin , et en même temps remarqué les définitions du Saint-Siège , qui ont déclaré entre autres choses que saint Augustin n'a excédé en rien , conclut que la doctrine de ce saint sur la prédestination n'est pas une doctrine particulière, mais la foi de toute l'Eglise ; autrement saint Augustin, et après lui les papes qui le soutiennent , seraient coupables de l'excès le plus outré puisque ce Père avait donné son sentiment pour un dogme certain de la foi.

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