AU PRINCE HENRI DE PRUSSE
I.F. JOUR DE SA WAISSASCE, k PIOPOS DE CE QC'IL DKIIT HE PIS IIMBK LES EHPlaS.
Vous voyez nos papas avec des yeux de père, Pour les petits enfans serez- vous plus sévère, Grand prince, et n'ont-ils pas des droits à votre amour? Mais bien qu'à mes pareils votre air froid en impose, Faible enfant, je choisis pour défendre leur cause Le jour où vous n'étiez qu'un faible enfant d'un jour. Médire des enfans, n'est-ce point un blasphème? Et ne seriez-vous pas contre votre système
L'argument le plus triomphant ?
Car enfin, jugez-vous vous-même, Et voyez ce que peut devenir un enfant. Si vous nous dédaignez tout petits que nous sommes, Que n'en faites-vous donc autant pour tous les hommes? Car, si j'en crois papa, tous les hommes, oui, tous. De tous rangs et de tout âge,
Et le plus fin, et le plus sage,
Sont des enfans auprès de vous.