VERS A UNE DAME
NÉE SOUS LE SOLSTICE d'ÉTÉ.
On vous ébauchait en automne,
On vous finit pendant l'été ; Vous pourriez ressembler à Cérès , à Pomone ,
Mais, à dire la vérité.
Vous tenez de plus près à Flore qu'à personne.
Tout l'univers fit son devoir,
Au moment où vous êtes née ; Le soleil s'arrêta pour vous mieux recevoir;
Et depuis , la terre étonnée A trouvé que les jours les plus longs de l'année
Sont encor trop courts pour vous voir.