LA CHAUVE SOURIS
( Fer cil* Iflttoe .)
LA CHALVL SOURIS.
( ComJiuunp. )
LA LHAUVE SOURIS -MURINr.
A-Fi.Dp.lavavi A. BruKellns.
HISTOIRE NATURELLE DE EA CHAUVE-SOURIS. 103 « relevé d’une moustache qui lui est particulière, et ce museau ivcst pas « pointu, ni terminé par un cartilage propre à louiller la terre : mais il est M bordé de muscles charnus et très-déliés , qui ont l’air d’autant d’épines ; « toutes ces pointes sont nuancées d'une belle couleur de rose, et jouent à a la volonté de l’animal, de façon qu’elles se rapprochent et .se réunissent « an point de ne former qu’un corps aigu et très-délicat, et quelquefois « aussi ces muscles épineux s’ouvrent et s’épanouissent à la manièr.e du « calice des fleurs; ils enveloppent et renferment le conduit nasal, auquel « ils servent d'abri. H serait difficile de décider à quels autres usages qu à « fouiller la terre ccl animal fait servir une partie aussi extraordinaire...
« Cette taupe se trouve au Canada, où cependant elle n est pas fort eom- « mune. Comme elle est forcée de passer la plus grande partie de sa vie « sous la neige, elle s’accoutume probablement à vivre en retraite, et sort « fort peu de sa tanière, même dans le beau temps. Elle manœuvre comme « nos taupes, mais avec plus de lenteur : aussi ses taupinières sont-elles peu « nombreuses et assez petites. »
M. de la Faille conserve dans son cabinet l’individu dont il a fait graver la figure, et on lui doit en clFet la connaissance de cet animal singulier.