‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 53 sur 255 · OREILLARD · texte numérisé non relu

OREILLARD

EE VESPEiniElON OHErCLARD.

En jetant les yeux sur cet animal, on voit qu’il ne pouvait pas être mieux nommé, puisque ses oreilles sont excessivement grandes; leur longueur est égale à celle du corps entier, depuis leur base jusqu’à l’anus; elles sont

DESCHIPTIOiN

aussi très-largcSj car leur iargour fait plus des deux tiers de leur longueur. Les oreilles sont minces, presque transparentes, et de figure a peu près ovale; elles forment, à quelque distance de leur bord antérieur, un pli longitudinal, et saillant en avant; il y a quelques poils le long de ce pli : il y avait un lobule sur le bord interne, à quelque distance de la tète; les deux oreilles se touchaient par la partie inférieure de leur bord interne, et se réunissaient l’une à l'autre par une membrane qui avait une ligne de hauteur au-dessus du front. Toutes les parties d’une oreille si étendue doivent être fort apparentes, aussi a-t-elle un oreillon placé au devant du conduit auditif, qui est si grand qu'il paraît être une seconde oreille; il est long, étroit et pointu par le bout. L’oreille a un mouvement bien sensible, elle se replie et s’abaisse en dehors, de sorte que son extrémité approche de 1 épaule, et que, dans cette situation, les deux oreilles prennent à peu près la forme des cornes d'un bélier : on voit dans leur tissu des fibres transversales, placées à quelque distance les unes des autres, qui forment des rides dans le même sens, lorsque l’oreille se replie. Les yeux sont petits, ronds, et placés au-devant des oreilles; le museau est long, pointu et couvert de longs poils entre les yeux.

Les ailes ont peu de longueur, et sont de couleur brune ou noirâtre ; la membrane de la queue ma paru à proportion [dus grande que les ailes, elle avait les mêmes couleurs. Le poil du dessus du museau, du cou, des épaules et du corps, était de couleur mêlée de noirâtre et de gris roussàti’c, parce que chaque poil était noirâtre sur la plus grande partie de sa longueur depuis la racine; il y avait du roussâtre au-dessus du noirâtre, et la pointe était brune. Le dessous de la tète, du cou, des épaules et du corps, avait une couleur mêlée de noirâtre et de gris, parce ([ue les poils étaient en partie noirâtres et en partie gris; mais la teinte noirâtre du dessus du corps n était, à proprement parler, qu’un gris roussâtre, et le gris du dessous du corps était aussi un peu roussâtre : le poil de cet animal était long, il avait environ trois lignes.

LA NOCTIJLE.

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