LE PAllKARA ET L’IIOITLALLOTL
Ordre des gallinacés, genre alector. (Ccvieu.)
Autant qu’on peut en juger par les indications incomplètes de Fernandez et de Barrèrc, on peut, ce me semble, rapporter ici : 1“ le parraka du dernier, qu’il appelle faisan, et dont il dit que les plumes de la tète sont de couleur fauve, etiui forment une espèce de htippc; 2° l’hoitlallotl, ou oiseau long du premier, lequel habite les plus chaudes contrées du Mexique. Cet oiseau a la queue longue, les ailes courtes, et le vol pesant comme la plupart des précédents; mais il devance à la course les chevaux les plus vites. Il est moins grand que les boccos, n’ayant que dix-huit pouces de longueur du bout du bec au bout de la queue : sa couleur générale est le blanc tirant au fauve; les environs de la queue ont du noir mêlé de quelques taches blanches; niais la queue elle-même est d'un vert changeant, et qui a des reflets à peu près comme les plumes du paon.
Au fond, ces, oiseaux sont trop peu connus pour qu’on puisse les rapporter sûrement à leur véritable espèce : je ne les place ici que parce que le peu •pie l’on sait de leurs qualités les rapproche plus des oiseaux dont nous venons de parler que de tous les autres; c’est à robseryation à fixer leur véritable place î en attendant, je croirai avoir assez l'ait, si ce que j en dis ici peut inspirer aux personnesqui se trouverontà portée, 1 envie de les connaître mieux et d'en donner une histoire plus complète.
lÆS PERDRIX.
Les espèces les plus généralement connues sont souvent celles dont 1 histoire est le plus dillicile à débrouiller, parce que ce sont celles auxquelles chacun rapporte uaturelleinent les espèces inconnues , qui sc présentent la
286 IIISTOIHK NATIIHEI.I.K
première fois, pour peu qiroii y aperçoive quelques traits tlo couformrtc, et sans faire beaucoup d’atteniion aux traits de dissen blance souvent plus nombreux; en sorte que, de ce bizarre assemblage d’êtres qui se rapproebent par quelques rapports superficiels, mais qui se repoussent par des différences plus considérables, il ne peut résulter qu’un chaos de contradictions d’autant plus révoltantes, que l’on citera plus de faits particuliers de l’iiisloire de chacun ; la plupart de ces faits étant contraires entre eux et d’une absurde incompatibilité lorsqu’on veut les appliquer à une seule espèce, ou même à un seul genre. Nous avons vu plus d un exemple de cet inconvénient dans les articles que nous avons traites ci-ilcssus, et il y a grande atiparence que celui que va nous fournir rarliclc de la perdrix ne sera pas b' dernier. '
Je prends pour base de ce que j’ai à dire des perdrix, et pour première espece de ce genre, celle de notre perdrix grise, comme étant la plus connue, cl par conséquent la plus propre à servir d’objet de comparaison pour bien juger de tous les autres oiseaux dont on a voulu faire des perdrix; j y reconnais une variété et trois races constantes.
Je regarde comme races constantes: 1“la perdrix grise ordinaire, et comme vaiietc tie cette race celle que M. Urisson appelle perdrix r/nsc-6fonc//e- 2" la perdrix de Damas, non celle de Belon, qui est une gelinotte, mais celle d’AIdrovande, qui est plus petite que notre perdrix grise, et qui me parait être la mêirm que la petite perdrix de passage, qui est bien connue de nos chasseurs; 5” la perdrix de montagne, qui semble faire la nuance entre les perdrix grises et les rouges.
J admets pour seconde espèce celle de la perdrix rouge, dans laquelle je reconnais deux races constantes répandues en France, une variété et deux races étrangères.
Les deux races constantes de perdrix rouges du pays sont : 1* le klruo rufus, var. b. Linn.
2" La bartavelle, ou le letrao rufus, var. a. Linn.
Et les deux races ou espèces étrangères sont : 1- la perdrix rouge de Barbarie d Edwards. ®
^ La perdrix de roche qu’on trouve sur les bords de la Gambia.
Et comme le plumage de la perdrix rouge est sujet à prendre du blanc de même que celui de la perdrix grise, il en résulte, dans celte espèce une variété parlaitement analogue à celle que j’ai reconnue dans l’espèce "rise ordinaire. ®
J’exclus de ce genre plusieurs espèces qui y ont été rapportées mal h propos :
1" Le francolin, que nous avons cru devoir séparer de la perdrix, [larce qu’il en diflère non-seulement par la forme totale, mais encore par quelques earacléres particuliers, tels que les éperons, etc.
2° L oiseau appelé par HI. Brisson perdrM du Sénégal, cl dont il a fait sa buitième perdrix. Cet oiseau, qui est représenté sous le même nom de perdrix du Sénégal, nous parait avoir plus de rapport avec les francolins qu’avec les perdrix ; et comme c'est une espèce particulière qui a deux ergots à chaque jandte, nous lui donnerons le nom de bis eryot.
5" La perdrix rouge d’Afrique.
4" La troisième espèce étrangère donnée par M. Brissou sous le nom de grosse perdrix du Brésil, qu'il croit être le macucagua de Maregrave, puisqu il en copie la description et qu il confond mal à propos avec l againi {psophia crepüans) de Cayenne, lequel est un oiseau tout différent et du macucagua et delà perdrix.
il-- ' .--A
LA CAILLE. la PERDRIX ROUGE. LA PERRRIX GRISE .