‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 138 sur 525 · DES PERDRIX ROIT.ES · texte numérisé non relu

DES PERDRIX ROIT.ES

clmsscur dos environs de Montbard, qui chassait, à la oliantorollo au mois do mars dernier (1770), en vit une voice de cent einqiiantc on deux cents, qui parut SC détourner, attirée par le cri de la clianterelle, mais qui, dès le lendemain, avait entièrement disparu. Ce seul fait, qui est très-certain, annonce et les rapports et les différences qiril y a entre ces deux perdrix : les rapports, puisque ces perdrix étrangères furent attirées par le cliani d’une t)erdrix grise; les différences, puisque ces étrangères traversèrent si rapidement un pays qui convient aux perdrix grises et même aux rouges, les unes et les autres y demeurant toute l’année. Ces différences stq)posent un autre instinct, par conséquent une autre organisation, et au moins une autre race.

Il ne faut pas confondre celte perdrix de Damas ou de Syrie avec la syroperdix d'Elicn, que l’on trouvait aux environs d'Antioche, qui avait le plumage noir, le bec de couleur fauve, la chair plus compacte et de meilleur goût, et le naturel plus sauvage que les aiilres perdrix : car les couleurs, eommell’on voit, ne se rapportent point; cl Élien ne dit pas ipie sa syroperdix soit un oiseau de passage : il ajoute, comme une singularité, qu'elle mangeait des pierres; ce qui, cependant, est assez ordinaire dans les granivores. Scaliger rapporte, comme témoin oculaire, un fait beaucoiqt plus singulier, (pii a rapport à celui-ci : c’est que, dans un canton de la Gascogne où le terrain est fort sablonneux, la chair des perdrix était remplie d’une quantité de petits grains de sable fort incommodes.

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