‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 189 sur 525 · LE CHOUCAS DE LA NOUVELLE GUINÉE · texte numérisé non relu

LE CHOUCAS DE LA NOUVELLE GUINÉE

La place naturelle de cet oiseau est entre nos choucas de France et celui que j’ai nommé colnud. Il a le port de nos choucas, et le plumage gris de l’un d’eux (même tm peu plus gris), au moins quant à la partie supérieure du corps : mais il est moins gros et a le bec plus large à sa base, en quoi il se rapproche du colnud. 11 s'en éloigne par la longueur de ses ailes qui atteignent presque l’extrémité de sa queue, et il s'éloigne du colnud et des choucas par les couleurs du dessous du corps , lesquelles consistent en une rayure noire et blanche qui s’étend jus([ue sous les ailes, et qui a quelque rapport avec celle des pies variées.

DlîS OISEAUX ETIiAlNGEHS.

LE CHOUCAIII DE LA l\OU VELLE-GUINÊE.

I.a couleur dominante de cet oiseau (car nous n’en connaissons que la superlieie) est un gris cendré, plus foncé sur la partie supérieure, plus clair sur la partie inférieure, et se degradantpresque jusqu’au blanc sous le ventre et ses entours. Les deux seules exceptions qu’il y ait à faire à cette espèce <l’uniforinité de plumage, c’est, 1" une bande noire qui environne la base du bec, et se prolonge jusqu’aux yeux; 2“ les grandes pennes des ailes qui sont d’un brun noirâtre.

Le choueari a les narines recouvertes en entier comme les choucas; il a aussi le bec conformé à peu près de même, si ce n’est que l’arcte de la pièce supérieure est, non pas arrondie contme dans le choucas, mais anguleuse comme dans le colnud. lia encore d’autres rapports avec celte dernière espèce, et lui ressemble par les proportions relatives de ses ailes, qui ne s’étendent pas au delà de la moitié de la queue, par ses petits pieds, par ses ongles courts; en sorte qu’on ne peut se dispenser de le placer, ainsi que le [)récédent, entre le colnud et les cboucas. Sa longueur, prise de la pointe du bec au bout de la queue, est d’environ onze pouces.

Nous sommes redevables de cette espèce nouvelle, ainsi que de la précédente, à M. Sonnerat.

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