‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 200 sur 525 · LE BLANCHE-COIFFE, OU LE GEAI DE CAYENNE · texte numérisé non relu

LE BLANCHE-COIFFE, OU LE GEAI DE CAYENNE

Il est à peu près de la grosseur de notre geai commun, mais il a le bec plus court, les pieds plus bauls, la queue et les ailes plus longues à proportion ; ce qui lui donne un air moins lourd et une forme plus développée

On peut lui trouver encore d’autres différences, principalement dans le plumage; le gris, le blanc, le noir, et diflerentes nuances de violet, font toute la variété de ses couleurs; le gris sur le bec, les pieds et les onglesle noir sur le front, les côtés de la tête et la pige ; le blanc autour des yeux| sur le sommet de la léle et le chignon jusqu’à la naissance du cou, et encore sur toute la partie inférieure du corps; le violet, plus clair sur le dos et les ailes, plus foncé sur la queue : celle-ci est terminée de blanc et composée de douze pennes, dont les deux du milieu sont un peu plus longues que les latérales.

Les petites plumes noires qu il a sur le front sont courtes et peu flexibles : une partie, .se dirigeant en avant, recouvre les narines; l’autre partie, sc relevant en arrière, forme une sorte de toupet hérissé.

LE GAllLU, OU LE GEAI A VENTRE JAUNE DE CAYENNE.

C’est celui de tous les geais qui a les ailes les plus courtes, et qu’on peut le moins soupçonner d’avoir fait le trajet des mers qui séparent les deux continents, d’autant moins qu'il se tient dans les pays chauds. Il a les pieds

DU CASSE i\ülX, 575

courts cl menus, cl la physionomie caraclériséc. Je n’ai rien à ajouter, quant aux couleurs, à ce que la figure présente, et l’on ne sait encore rien de ses mœurs; on ne sait pas même s'il relève les plumes de sa tête en manière de huppe, comme font les autres geais. C’est une cspèee nouvelle.

LE GEAI BLEU DE L’AxMÉRlQUE SEPTENTRIONALE.

Cet oiseau est remarquable par la belle couleur bleue de son plumage, laquelle domine avec quelque mélange de blanc, de noir et de pourpre, sur toute la partie supérieure de son corps, depuis le dessus de la tète jusqu'au bout de la queue.

Il a la gorge blanche avec une teinte de rouge; au-dessous de la gorge une espèce de hausse-col noir, et plus bas une zone rougeâtre, dont la couleur, se dégradant insensiblement, va se perdre dans le gris et le blanc qui régnent sur la partie inférieure du corps.

Les plumes d.u sommet de la tète sont longues, et l’oiseau les relève, quand il veut, en manière de huppe : cette huppe mobile est plus grande et plus belle que dans notre geai; elle est terminée sur le front par une sorte de bandeau noir, (lui, se prolongeant de part et d’autre sur un fond blanc jusqu’au chignon, va se rejoindre aux branches du hausse-col de la poitrine : ce bandeau est séparé de la base du bec supérieur par une ligne blanche formée des petites plumes qui couvrent les narines. Tout cela donne beaucoup de variété, de jeu et de caractère à la physionomie de cet oiseau.

La queue est presque aussi longue que l’oiseau même, et composée de douze pennes étagées.

iM. Catesby remarque que ce geai d’Amérique a la même pétulance dans les mouvements que notre geai commun, que son cri est moins désagréable, et que la femelle ne se distingue du mâle que par scs couleurs moins vives. Cela étant, la figure qu’il a donnée doit représenter une femelle, et celle de M. Edwards un mâle : mais l’âge de l’oiseau peut faire aussi beaucoup à la vivacité et à la perfection des couleurs.

Ce geai nous vient de la Caroline et du Canada; et il doit y être fort commun, car on en envoie souvent de ces pays-là.

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