‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 271 sur 525 · L’ORANVEIIT OU MERLE A VENTRE ORANGÉ DU SÉNÉGAL · texte numérisé non relu

L’ORANVEIIT OU MERLE A VENTRE ORANGÉ DU SÉNÉGAL

J’ai appliqué à cette nouvelle espèce le nom A'oranvert, parce qu’il rappelle l’idée des deux principales couleurs de l’oiseau : un beau vert foncé enrichi par des reflets qui se jouent entre différentes nuances de jaune, règne sur tout le dessus du corps , compris la queue, les ailes, la tète et même la gorge; mais il est moins foncé sur la queue que partout ailleurs ; le reste du dessous du corps, depuis la gorge, est d’un orangé brillant : outre cela on aperçoit sur les ailes repliées un trait blanc qui appartient au bord extérieur de quelques-unes des grandes pennes. Le bec est brun ainsi que les pieds. Cet oiseau est plus petit que le merle; sa longueur est d’environ huit pouces, son vol de onze un tiers, sa queue de deux et demi, et son bec de onze à douze lignes.

Variété de l’oranvert.

L’oranbleu. J’ai dit que l’oranvert avait beaucoup de rapports avec la femelle du plastron noir; mais il n’en a pas moins avec le merle du cap de Bonne-Espérance, que j’appelle oranbleu, parce qu’il a tout le dessous du corps orangé depuis la gorge jusqu'au bas-ventre inclusivement, et que le bleu domine sur la partie supérieure depuis la base du bec jusqu’au bout de la queue. Ce bleu est de deux teintes, et la plus foncée borde chaque plume, d'où résulte une variété douce, régulière et de bon effet. Le bcc et les pieds sont noirs ainsi que les pennes des ailes ; mais plusieurs des moyennes sont bordées de gris blanc. Enfin les pennes de la queue sont de toutes les plumes du corps celles dont la couleur paraît le plus uniforme.

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