LE MERLE DES COLOMBIERS
On 1 appelle aux Pliili[)pines Vétourneau des colombiers, parce qu’il est familier par inslincl, qu il semble rechercher l’homme, ou plutôt ses propres commodités dans les habitations de riiomme, et qu’il vient nicher jusque dans les colombiers ; mais il a plus de rapports avec notre merle ordinaire qu avec notre étourneau, soit par la forme du bec et des pieds soit par les proportions des ailes, qui ne vont qu’à la moitié de la qiieue^ etc’ Sa grosseur est a peu près celle du mauvis, et la couleur de son plumage est unie; mais il s en faut bien qu elle soit uniforme et monotone : c’est un vert changeant qui présente sans cesse des nuances différentes et qui se imdliplie par les reflets. Cette espèce est nouvelle, et nous en sommes redevable a M. Sonnerat. On trouve aussi dans sa collection des individus venant dn cap de Bonne-Espérance, lesquels appariiennent visiblement à la même espece, mais qui en diffèrent en ce qu’ils ont le croupion blanc tant dessus que dessous, et qu’ils sont plus petits. Est ce une variété de climat ou seulement une variété d’âge? ’