‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 277 sur 525 · LE MERLE A GORGE NOIRE DE SAINT-DOMINGUE · texte numérisé non relu

LE MERLE A GORGE NOIRE DE SAINT-DOMINGUE

L’espèce de pièce noire qui recouvre la gorge de cet oiseau, s’étend d’une part jusque sous l’oeil et même sur le petit espace qui est entre l’œil et le bec, et de l’autre elle descend sur le cou et jusque sur la poitrine; de plus elle est bordée d’une large bande d’un roux plus ou moins rembruni, (|ui se prolonge sur les yeux et sur la partie antérieure du sommet de la tète ; le reste de la tête, la face postérieure <lu cou, le dos et les petites couvertures des ailes sont d’un gris brun varié légèrement de quelques teintes [dus brunes : les grandes couvertures des ailes sont, ainsi que les pennes, d’un brun noirâtre, bordé de gris clair, cl séparées des petites couvertures par une ligne jaune olivâtre, appartenant à ces petites couvertures. Ce môme jaune olivâtre régne sur le croupion et tout le dessous du corps; mais sous le corps il est varié par quelques tacbcs noires assez grandes et clair-semées <lans tout l’espace compris entre la pièce noire de la gorge et les jambes. La queue est du même gris que le dessus du corps, mais dans son milieu seulement, les pennes latérales étant bordées extérieurement de noirâtre : le bec et les pieds sont noirs.

Cet oiseau, qui n’avait pas encore été décrit, est à peu près de la grosseur du mauvis : sa longueur totale est d’environ sept pouces et demi, le bec d’un pouce, la queue de trois, et les ailes, qui sont fort courtes, ne vont guère qu’au quart de la longueur de la queue.

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