‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 293 sur 525 · LE MERLE VERT DE LA CAROLINE · texte numérisé non relu

LE MERLE VERT DE LA CAROLINE

Catesby, qui a observé cet oiseau dans son pays natal, nous apprend qu’il n’est guère plus gros qu’une alouette, qu’il en a à peu près la figure, qu’il est fortsauvage, qu’il sc cache très-bien, qu’il fréquente les bords des grandes rivières, à deux ou trois cents milles de la mer, qu’il vole les pieds étendus en arrière (comme font ceux de nos oiseaux qui ont la queue très-courte), et qu’il a un ramage éclatant. Il y a apparence qu’il sc nourrit de la graine de solanum à fleur couleur d(‘ pourpre. ^

Ce merle a tout le dessus du corps d’un vert obscur, l’œil presque entouré de blanc, la mâchoire inférieure bordée finement de la meme couleur, la queue brune, le dessous du corps jaune, excepté le bas-ventre, qui est blanchâtre, le bec et les pieds noirs. Los pennes des ailes ne dépassent pas de beaucoup l’origine de la queue,

La longueur totale de 1 oiseau est d’enviion sept pouces un quart, sa queue de trois, son pied de douze lignes, son bec de dix.

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